Il n’est pas anormal d’entendre des ouï-dire lorsqu’un joueur de talent n’a pas de contrat en poche, mais les échos au sujet du défenseur acadien ne cessaient de s’intensifier, ce qui ajoutait au climax menant au tour initial de l’encan.
Au moment où la transaction a été conclue, Dobson se préparait en vue d’un autre événement important : son mariage.
«Je ramassais mon tuxedo le jour de mon mariage. J’ai reçu un texto de mon agent, me disant de lui téléphoner. Je suis sorti (de la boutique) et j’ai appris l’excellente nouvelle», a-t-il raconté dans une séance de questions-réponses virtuelle organisée par le Tricolore.
Le capitaine de l’équipe n’a pas tardé à le contacter lorsqu’il a eu vent de la transaction. D’ailleurs, les deux joueurs sont représentés par la même agence en plus d’avoir participé au Championnat mondial junior.
«Il m’a écrit tout de suite, ce qui était génial, affirme Dobson. Plusieurs joueurs m’ont écrit immédiatement après.»
Un coéquipier dont il ne veut se trouver dans la ligne de tir? Patrik Laine et son lancer sur réception foudroyant.
«Pour l’avoir vu au fil des ans, il est assez puissant! Pas le tir devant lequel tu veux te trouver.»
En ce qui est du changement de numéro, qui le fait passer du 8 au 53, Dobson souhaitait revenir à la base et rendre hommage à un proche terrassé par la maladie.
«Je portais le 53 dans le junior. Mon grand-père est décédé de la sclérose en plaques à 53 ans, a-t-il fait savoir. Je trouvais que c’était une belle façon de lui rendre hommage.
«Et je suis content de le ravoir à l’arrière de mon chandail.»