Ce n’est pas un secret que derrière cette rivalité de premier tour entre deux ennemis de la section Atlantique se cache un respect, voire une amitié sincère entre l’entraîneur-chef et son ancien élève.
Non, ce n’est une guerre, mais bien une partie d’échecs.
Cooper semblait calme et rassuré lorsqu’il a rencontré les journalistes, mardi. Pas de déclaration sensationnelle, ni d’indice concernant une nouvelle stratégie la veille du cinquième affrontement.
«Les (petits ajustements) dans les matchs sont bien amusants lorsqu’ils fonctionnent. Il y a des fois où tu essaies des choses et tu dis ‘hum, ça n’a pas si bien fonctionné’. Ce jeu d’échecs, nul doute, est plus savoureux quand tu sors de la série avec la victoire, a-t-il affirmé aux journalistes, mardi.
«Tu essaies de lire une équipe. Pour ce qui est de Montréal, Martin (St-Louis) fait un sacré boulot dans ce qu’ils font. Quand tu regardes une séries… vous parlez de plaisir à regarder une série. Du point de vue des partisans, ça doit être fou. Pour un entraîneur, il ne se passe pas grand-chose.
Une équipe «élite»
Selon Cooper, qui a dirigé St-Louis près de deux saisons avec le Lightning entre 2013 et 2014, le jeu serré et le manque de revirements coûteux ont corsé la série.
«À la fin, c’est peut-être la dernière erreur qui sera en péril. Et il n’y a pas eu beaucoup d’erreurs sur la glace jusqu’ici. La plupart des matchs se sont joués en zone neutre ou sur les unités spéciales, a-t-il analysé.
«C’est incroyable le peu d’erreurs qui sont commises de la part des deux équipes.»
Cooper croit toutefois détenir un avantage en vue du cinquième rendez-vous et c’est l’éveil de ses joueurs.
«Nous affrontons une équipe qui tente de nous enlever notre meilleur effort (‘A game’). Une équipê d’élite. Elle a engrangé 100 points et ces équipes savent comment appliquer la pression.
«Est-ce que je sens que nous nous améliorons dans cette série? Oui. Je le pense franchement. Est-ce je pense que le match 4 a été notre meilleur effort complet? Oui. Mais encore… un tiers de la rencontre, c’était les unités spéciales.»