Un joueur marginal limité à la robustesse, la peste de l’Éclair n’a disputé que 3 min 44 s au total dans le revers de 3-2 des siens au Centre Bell.
Coup d’épée dans l’eau, cette stratégie de l’entraîneur-chef Jon Cooper a-t-elle encouru la défaite? Chose certaine, plusieurs joueurs du CH ont sourcillé lorsqu’ils ont vu Sabourin sur la patinoire après les 60 minutes réglementaires.
«Honnêtement, j’étais surpris, admet le défenseur Arber Xhekaj. Je ne crois pas qu’il ait beaucoup joué auparavant, alors j’étais étonné qu’il le fasse jouer.
«Je ne sais pas quel était leur plan, mais évidemment, chaque fois qu’il est sur la glace, il essaie de provoquer une punition. Il faut donc qu’on joue intelligemment et qu’on essaie de gagner.»
Si plusieurs s’attendaient à un match plus robuste – pas forcément au même niveau que l’affrontement du 10 avril, au cours duquel 126 minutes de punition avaient été distribuées -, les joueurs des deux côtés ont été plutôt réservés à ce chapitre.
Le Shérif ne sait donc pas ce qui attend le CH au quatrième duel, dimanche soir.
«Au premier match, il n’y a pas eu beaucoup de mêlées; au deuxième, oui. Puis au troisième, non. Je ne sais pas (ce qui arrivera). Nous sommes prêts à tout.»
Phillip Danault, qui a été coupé au nez lors d’une altercation physique avec Zemgus Girgensons vendredi, a prévenu que les hommes en Bleu-blanc-rouge seront prêts à toute éventualité.
«On démontre beaucoup de caractère, on crée beaucoup de chance. Donc peut-être de capitaliser un petit peu plus va être important ce soir, mais on sait qu’ils vont sortir extrêmement fort.»
Peu importe la façon dont Cooper, un instructeur des plus chevronnés, tentera de déstabiliser les favoris de la foule, Martin St-Louis croit que tout est une question d’élan, un que ses troupiers doivent maintenir.
«Les séries, c’est du ‘momentum’. C’est (selon) qui est capable de le garder le plus longtemps et d’aller le rechercher rapidmeent quand tu le perds. C’est ça qui nous a fait mal dans le deuxième match, a-t-il analysé.
«On l’a perdu pendant vingt minutes. On l’avait pendant cinquante minutes. La ligne est fine quand tu as beaucoup de ‘momentum’ et que tu n’es pas capable de te séparer, de finir sur tes chances, mais tu sais, là, il faut que tu fasses attention de ne pas le perdre trop longtemps. Il n’y a pas une action. C’est collectivement.»