Comme son partenaire Jayden Struble, Arber Xhekaj a rehaussé son jeu depuis le début des éliminatoires. Pourtant, son utilisation est calculée. Pour ne pas dire limitée.
Non seulement Xhekaj impose le respect de ses coéquipiers, il prend confiance dans toutes les situations de jeu. C’est ce qui explique en partie son premier point en éliminatoires, sur le but égalisateur de Kirby Dach, vendredi.
Martin St-Louis, qui a souvent affecté le défenseur robuste sur la galerie de presse cette saison, a décortiqué l’évolution du vétéran de 25 ans.
«C’est dur de briser une personne. Quand cette personne-là s’est bâtie elle-même. Je pense que la génération, je trouve, aime tout avoir facilement. Je suis content de la façon dont il s’est bâti, même avant qu’il vienne avec le Canadien, a informé l’entraîneur-chef des Canadiens à la suite de l’entraînement facultatif de samedi.
«J’ai compris. J’ai appris comment il s’était rendu là. Puis là, on a commencé à travailler avec lui. Ce n’est pas quelqu’un qui veut qu’on lui donne tout. Il se bâtit. Ce n’est pas la norme, je te dirais. La génération d’aujourd’hui, ils veulent tout facile. Ça fait que c’est dur de briser ces personnes-là, qui se bâtissent elles-mêmes.
St-Louis a parlé de fierté dans le cas du patineur de 6 pi 4 po. Le fait qu’il ne tient rien pour acquis joue en sa faveur.
«Je suis fier de ‘Jaco’ et où il en est aujourd’hui. Ça n’a jamais été linéaire», a expliqué l’instructeur en chef.
Seinfeld et ses bienfaits
La planification stratégique avant et pendant les séries, puis l’exécution du plan pendant les matchs avec ses rodages, a de quoi drainer un entraîneur-chef. Cela ne veut pas dire qu’il trouve le sommeil, puisqu’il doit déjà réfléchir à la prochaine manche du combat.
Gagne ou perd, Martin St-Louis ne laisse pas une victoire éclatante le distraire. La guerre n’est pas gagnée et tout est à recommencer.
Nick Suzuki affirmait récemment que la fatigue n’aide pas à ordonner les idées et les actions. En ce sens, les heures de repos sont cruciales. Pour les joueurs comme l’entraîneur.
St-Louis a donc été questionné sur ses tactiques pour mieux dormir. Sa réponse de samedi est hommage à la série comico-situationnelle (sitcom) la plus brillante de l’histoire de la télévision des années 1990.
«Je regarde Seinfeld. Il y a quoi, neuf saisons? Je les ai probablement regardées quatre fois de suite. Pour moi, Seinfeld, c’est la série qui me permet de décrocher. ‘C’est une série à propos de rien’, a-t-il raconté, en faisant référence à un épisode épique dans lequel une mise en abîme décrit la série de la sorte.
«Tu peux penser à rien et tu n’es même pas obligé de regarder (l’écran). Tu peux juste écouter parce que tu connais les personnages et c’est facile de s’endormir.»
Et puisque le journaliste Eric Engels, auteur de la question, s’est permis une relance, il nous a été permis de découvrir son affection pour un rôle en particulier.