Cinq tirs pour ces trois canons, c’est trop peu. À titre de comparaison contrastée, Lane Hutson en a décoché six à lui seul dans la défaite de 3-2 en prolongation – il a aussi heurté un poteau dans les derniers instants de la troisième lors d’un avantage numérique.
Suzuki, qui a atteint les 101 points une semaine plus tôt, se hâte de revenir à Montréal et se nourrir de l’énergie de la foule.
«Les deux équipes ont joué avec intensité, a-t-il affirmé après le match numéro 2. Vous savez, en séries éliminatoires, beaucoup de choses peuvent mener à un but. Il y avait cinq joueurs de premier plan sur la glace et on n’a tout simplement pas réussi à conclure. J’ai hâte de retourner à Montréal et de me préparer pour le troisième match.»
Le capitaine a aussi reconnu que son trio était capable de mieux, surtout à la suite du premier match qui a vu Slafkovsky enfiler trois buts.
«C’est un amphithéâtre où c’est difficile de jouer. Je pense qu’on a fait de très bonnes choses. De rentrer à la maison un à un, c’est plutôt bien. Personnellement, je pense que mon trio peut faire mieux et aider un peu plus les gars à 5 contre 5. Je pense qu’on va y arriver lors du troisième match.»
Si Kirby Dach a été montré du doigt par plusieurs partisans pour sa bourde en prolongation qui a mené au but gagnant de JJ Moser, Suzuki croit que le jeu à cinq contre cinq doit être meilleur. Slaf, faut-il rappeler, a enfilé son triplé sur le jeu de puissance.
Or aucun point n’a été engrangé par les trois joueurs de cette unité à forces égales au cours des deux premiers matchs. Mardi, Suzuki et Caufield ont amassé leur troisième aide des séries sur le filet de Lane Hutson – la seule réussite des unités spéciales en quatre occasions sur l’avantage numérique.
«Quand les joueurs sont fatigués et qu’il y a un long changement de période, c’est parfois difficile de contrôler la rondelle. Quand on est fatigué, notre cerveau réfléchit moins bien. On veut avoir la possession quand on peut, mais il y a des occasions de dégager et de se battre un autre jour.»