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Kent Hughes : «On a été dans beaucoup de discussions, mais…»

Le premier tour du repêchage des Canadiens de Montréal s’est refermé sans transaction majeure, sans mouvement spectaculaire et sans coup d’éclat qui alimente habituellement les débats du lendemain.

Mais derrière ce calme apparent, Kent Hughes a livré un message beaucoup plus révélateur sur l’état réel du marché des transactions dans la LNH : un marché actif, mais marqué par des prix jugés excessifs.

Le directeur général a confirmé lors de son point de presse tenu à l’issue du premier tour du repêchage que le CH avait bel et bien exploré «plusieurs avenues», tant pour grimper dans l’ordre de sélection que pour transiger des actifs.

« On a regardé beaucoup de scénarios différents, autant pour monter que pour descendre ou pour faire des acquisitions, mais, chaque fois, on arrivait au même constat : le prix demandé était trop élevé par rapport à ce qu’on estimait être la valeur réelle. Et à ce moment-là, on préfère ne pas faire de transaction plutôt que de surpayer. »

Une ligne claire, presque répétée comme un mantra : ne pas confondre activité et efficacité.

Des discussions, sans plus

Dans un contexte où plusieurs équipes tentaient de bouger au premier tour, Hughes admet que les Canadiens ont été impliqués dans de nombreuses discussions. Mais ces échanges n’ont jamais atteint le niveau de confort nécessaire pour conclure.

« Il y a eu beaucoup de conversations, vraiment. Dans certains cas, ça allait assez loin dans le processus, mais on ne s’est jamais rendus à un point où on était à l’aise de dire : “OK, on y va”. Et si tu n’es pas rendu là, ça veut dire que ce n’est pas la bonne transaction pour toi. »

Ce constat amène directement au cœur du problème : un marché jugé trop coûteux, où les équipes vendeuses exigeaient davantage que ce que Montréal était prêt à céder.

« C’est un marché où les prix sont élevés, parfois même très élevés. Et dans ce contexte-là, il faut rester discipliné. C’est facile de vouloir bouger parce que tout le monde bouge autour de toi, mais notre travail, c’est de s’assurer que chaque décision a du sens à long terme. »

Mais c’est en fin de point de presse que le ton a légèrement changé. Sans parler de déception ouverte, Hughes a laissé transparaître une forme de frustration liée aux derniers jours, où plusieurs discussions n’ont jamais abouti malgré des efforts soutenus.

« On a été actifs, on a été dans beaucoup de discussions ces derniers jours, parfois jusqu’à la dernière minute sur certains dossiers, mais ça n’a simplement pas franchi la ligne d’arrivée. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, c’est simplement que les conditions n’étaient pas réunies. »

Une déclaration qui résume bien le paradoxe du moment : un front office engagé dans le marché, mais freiné par une inflation des coûts jugée incompatible avec sa vision.

«Revenir plus tard»

Dans cette optique, Hughes a insisté sur le fait que le Canadien ne cherchait pas à «gagner le marché», mais plutôt à faire les bonnes transactions — ou à ne pas en faire du tout si les conditions ne sont pas réunies.

« On n’est pas dans une situation où on doit absolument forcer quelque chose pour dire qu’on a bougé. Si ce n’est pas la bonne valeur pour nous, on est très à l’aise avec l’idée de passer notre tour et de revenir plus tard. »

Ce positionnement explique aussi pourquoi le CH a préféré sécuriser son choix au repêchage plutôt que de transformer ses actifs en monnaie d’échange pour un joueur établi. Dans une logique de reconstruction contrôlée, chaque décision doit s’inscrire dans une cohérence globale.

À la fin, ce premier tour n’est pas tant un vide qu’un indicateur : celui d’un marché où les opportunités existent, mais où le prix pour y accéder dépasse souvent le seuil de tolérance des équipes acheteuses.

Et dans ce contexte, la retenue du tandem Jeff Gorton – KentHughes n’apparaît pas comme une absence d’action, mais comme un choix assumé — celui de ne pas céder à un marché qu’il jugeait tout simplement trop cher.

En avant-midi, le CH a échangé William Trudeau aux Rangers de New York en retour de l’attaquant Brett Berard.

Berard, qui est âgé de 23 ans, a disputé 13 matchs dans la LNH avec les Rangers en 2025-2026. L’attaquant de 5’9’’ et 175 lb a également pris part à 41 rencontres avec le Wolf Pack d’Hartford dans la Ligue américaine cette saison, inscrivant six buts et ajoutant 16 mentions d’aide. 

Trudeau était victime d’un engorgement de profondeur dans la hierarchie de l’organistion à la position de défense.

Le Varennois a amassé 20 points en 62 matchs au cours de la plus récente campagne, avec le Rocket de Laval.

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