Pour la troisième fois de leur histoire, et la première depuis 2016, les Maple Leafs de Toronto ont pris la parole au tout premier rang pour faire de l’ailier gauche Gavin McKenna, de l’Université Penn State, le premier choix du repêchage de la LNH de 2026.
C’est nul autre que le chanteur pop canadien Justin Bieber, partisan des Leafs et ami du capitaine Auston Matthews, qui a prononcé le nom du patineur originaire du Yukon dans le même amphithéâtre où Matthews a été repêché 10 ans plus tôt.
McKenna est devenu le premier joueur issu de Penn State à être sélectionné en première position dans un encan de la LNH et le cinquième joueur de la NCAA à être sélectionné au premier échelon – le troisième depuis 2021.
L’ancien des Tigers de Medicine Hat sort d’une saison où il a terminé cinquième au classement des pointeurs de la NCAA avec 15 buts et 51 points en 35 matchs. Il est le premier joueur des Nittany Lion à être nommé recrue de l’année de l’association Big Ten.
McKenna (Whitehorse, Yukon) est devenu le joueur le mieux sélectionné du territoire canadien du Yukon, Dylan Cozens (septième en 2019) étant le seul autre joueur de cette catégorie à avoir été sélectionné au premier tour.
Membre de la Première Nation Trʼondëk Hwëchʼin, McKenna est devenu le premier joueur autochtone connu à être sélectionné au premier rang du repêchage en près de 50 ans. McKenna a fait du repêchage de 2026 le troisième repêchage consécutif de la LNH à voir un joueur autochtone sélectionné au premier tour.
Stenberg et la Suède bien représentés
Le Suédois Ivar Stenberg a été sélectionné au deuxième rang par les Sharks de San Jose, déclenchant une soirée historique pour son pays.
Il est devenu le septième joueur né en Suède à être sélectionné parmi les deux premiers du repêchage de la LNH. Son nouveau rival de la section Pacifique, Leo Carlsson (deuxième au total en 2023, Anaheim) était le dernier avant lui.
Ils forment ainsi la quatrième paire de frères suédois à être sélectionnés au premier tour d’un repêchage de la LNH, après Daniel Sedin (2e choix en 1999) et Henrik Sedin (3e choix en 1999), William Nylander (huitième choix en 2014) et Alex Nylander (huitième en 2016), ainsi que William Eklund (septième en 2021) et Victor Eklund (16e en 2025).
À noter que les frères Nylander sont tous deux nés au Canada, mais sont de nationalité suédoise et représentent leur pays dans les compétitions internationales.
Un nombre record de sept joueurs suédois ont trouvé preneur vendredi – le plus haut total jamais atteint au premier tour d’un encan – avec Viggo Bjorck (huitième, Winnipeg), Alexander Command (12e, New Jersey), Malte Gustafsson (13e, NYI), Elton Hermansson (19e, Los Angeles), Jonas Lagerberg Hoen (25e, Ottawa) et Marcus Nordmark (28e, Anaheim) après Stenberg.
La cuvée a également marqué la deuxième fois que quatre joueurs Suédois sont sélectionnés parmi les 15 premiers choix d’un repêchage, après celle de 2011.
Caleb Malhotra : tel père, tel fils
Pour la troisième année consécutive, au moins quatre des six premiers choix du repêchage de la LNH étaient des joueurs nés au Canada (5 sur 6 en 2025 et 4 sur 6 en 2024). Avant cela, la dernière fois qu’une telle situation s’était produite remontait à 2014 (5 sur 6).
Au total, 10 défenseurs ont été sélectionnés, dont quatre consécutivement entre les rangs 4 et 7 – une première depuis 2012. La moitié des 10 premiers choix de vendredi sont des défenseurs, ce qui marque une autre première depuis 2012, année où un nombre record de huit arrières figuraient le top 10.
Quatre fils d’ex-joueurs ont été sélectionnés au premier tour avec des pères ayant également joué dans la LNH : Caleb Malhotra, troisième au total, a été choisi par les Canucks deVancouver, l’équipe pour laquelle son père, Manny Malhotra, a joué et dont il est actuellement l’entraîneur-chef.
Wyatt Cullen (10e) a été sélectionné par les Predators de Nashville, l’équipe pour laquelle son père, Matt Cullen, a disputé 139 matchs et qu’il a vaincue en finale de la Coupe Stanley en 2017.
Le Québécois Maddox Dagenais (16e), dont le père, Pierre Dagenais a joué pour les Devils du New Jersey, les Panthers de la Floride et les Canadiens de Montréal, a été repêché par les Blues de St. Louis, faisant de lui le premier Québécois à entendre son nom en 2026.
Puis, Marcus Nordmark (28e, Anaheim, fils de Robert Nordmark, qui, a patrouillé la ligne bleue pendant 236 matchs dans la LNH avec les Blues et les Canucks.
Un contingent de sept joueurs nés aux États-Unis a été sélectionné vendredi, mené par Chase Reid (Pontiac, Michigan), choisi en septième position par le Kraken, soit le meilleur résultat depuis 2021.
Jaxon Cover, que les Sénateurs d’Ottawa ont recruté au 32e échelon, complète le groupe d’Américains. Né en Floride, il n’y a vécu qu’un mois avant de déménager aux îles Caïmans, où il a passé son enfance.
Il a commencé le hockey sur patins à roulettes et a participé à des camps de patinage à Toronto dès l’âge de 10 ans; il n’a pas joué dans une ligue organisée avant l’âge de 14 ans.
Quatre ans plus tard, Cover est devenu un choix de premier tour. Une histoire extraordinaire.