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«Pas de slogan» : Geoff Molson refuse de parler d’attentes

Le propriétaire et président du CH refuse d’élaborer les attentes fondées en son club après un parcours en finale de l’Association de l’Est.

LAVAL-SUR-LE-LAC — Pas de slogan, pas de grande déclaration, pas question non plus de parler d’« attentes » trop élevées. Pour Geoff Molson, le Canadien de Montréal poursuit essentiellement le même objectif qui guide l’organisation depuis quelques années : construire, combler les brèches et progresser.

Présent lundi au traditionnel tournoi de golf des Canadien à Laval-sur-le-Lac, le propriétaire, président et chef de la direction du Groupe CH s’est montré particulièrement mesuré lorsqu’il a été question des ambitions de son équipe pour la prochaine saison.

« Je ne pense pas qu’on ait un slogan nécessairement. Je dirais que nous avons fait du bon travail au cours des trois ou quatre dernières années en construisant un bon groupe de joueurs. C’est encore une jeune équipe et je pense que nous allons continuer de construire », a expliqué Molson.

Le dirigeant ne veut surtout pas transformer les progrès réalisés par le Tricolore en pression supplémentaire.

Après deux participations consécutives aux séries éliminatoires, le niveau d’exigence envers le Canadien a évidemment augmenté. Molson préfère toutefois éviter le vocabulaire associé aux attentes de résultats immédiats.

« Je n’aime pas utiliser le mot “attente” nécessairement. Je pense que notre équipe est encore en croissance. Nous l’avons vu l’année dernière, nous l’avons vu l’année précédente, et ils vont continuer de construire », a-t-il soutenu.

Le propriétaire se dit néanmoins fier du chemin parcouru par ses joueurs.

« Je pense que nous sommes fiers d’eux. Ils ont bien fait l’année dernière. »

Kreider : une arrivée qui réjouit Molson

L’arrivée de Chris Kreider a évidemment retenu l’attention. L’attaquant américain, qui a passé l’essentiel de sa carrière avec les Rangers de New York, a choisi de poursuivre sa carrière à Montréal malgré d’autres possibilités.

Une décision qui réjouit Molson, qui assure ne pas s’être attardé au passé de Kreider avec les Rangers, notamment aux événements de 2014 qui ont marqué l’histoire récente des deux organisations.

« Ma réaction, c’était que j’étais très satisfait qu’il se joigne à nous. C’est un excellent joueur de hockey. Je n’ai pas vraiment pensé à la situation en 2014, je pense. Non, c’est vraiment un excellent joueur. »

Molson souligne également que les membres de l’organisation connaissent bien Kreider, qui a évolué pendant plusieurs saisons à New York.

« Les gens qui sont autour de notre équipe le connaissent très bien parce qu’il était avec les Rangers et c’est une bonne personne. Je ne l’ai pas encore rencontré, mais ça va bien aller. »

Le fait qu’un vétéran américain ait choisi Montréal prend d’autant plus de valeur aux yeux du propriétaire dans un contexte où certains joueurs américains ont exprimé des réticences à l’idée d’évoluer au Canada.

Molson croit que le potentiel du Canadien a pesé lourd dans la décision de Kreider.

« J’imagine qu’il voulait être avec une équipe qui a beaucoup de potentiel de bien faire dans les prochaines saisons parce qu’il avait le choix et il nous a choisis. Alors, on est fiers de ça. »

St-Louis : la confiance est là

Autre dossier qui semble faire l’unanimité dans l’organisation : Martin St-Louis.

Après avoir obtenu une prolongation de contrat à long terme, l’entraîneur-chef demeure visiblement au cœur du projet montréalais. Molson insiste sur la relation que St-Louis entretient avec ses joueurs et ses adjoints.

« Martin a signé un contrat à long terme. Il est très apprécié par moi, mais aussi par les joueurs et les autres coachs. Tout le monde l’apprécie. Je pense que vous l’appréciez aussi, les médias », a lancé Molson avec le sourire.

Le propriétaire ne s’attend pas nécessairement à voir St-Louis devenir un entraîneur complètement différent au fil des saisons. Des ajustements, certainement. Une transformation fondamentale, beaucoup moins.

« Peut-être qu’il a fait des ajustements ici et là, mais c’est la personne qu’on aime. Et la personne n’a jamais changé. »

Le message est plutôt simple : le noyau est jeune, les progrès sont réels et l’organisation veut continuer d’ajouter les bonnes pièces.

Et avec l’arrivée de Kreider et la stabilité derrière le banc, le CH entend bien poursuivre cette construction — sans slogan, mais avec des bases qui commencent à devenir sérieusement intéressantes.

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