L’attaquant autrichien n’a pas réussi l’exploit à forces égales, ni en avantage numérique, mais bien à court d’un homme.
Contrairement à ce que ses statistiques de la dernières saison à Zurich laissent croire, Rohrer est capable de marquer des buts. C’est qu’il est un luxe pour un entraîneur lorsque des situations défensives cruciales se présentent, tels que les désavantages numériques ou même les fins de match serrées.
L’espoir des Canadiens de Montréal a donc fait la démonstration de cet aspect distingué de son jeu.
En première période du match de dimanche contre les Marlies de Toronto, le choix de troisième tour du CH au repêchage de 2022 a appliqué de la pression sur Easton Cowan à sa ligne bleue, harponnant le disque et forçant son adversaire à s’en débarrasser.
Ce jeu a provoqué un revirement, complété par Tobie Bisson, qui a saisi la passe imprécise de l’attaquant des Marlies pour s’amener en deux contre un avec Rohrer, à qui il a relayé le disque.
Le nouveau venu a tenté une passe vers son coéquipier dans le demi-cercle, que le défenseur sherbrookois William Villeneuve a malencontreusement tapé dans son propre filet.
Le Rocket a conclu pour une deuxième année consécutive sa campagne en tête de la section Nord avec sa fiche de 41‑23‑8. Laval a franchi la barre des 90 points pour une deuxième saison sous la gouverne de Pascal Vincent.
Plusieurs joueurs ont atteint des sommets personnels au chapitre des points. Alex Belzile, Laurent Dauphin – auteur d’une impressionnante séquence de 16 matchs d’affilée avec au moins un point –, Sean Farrell, Filip Mešár et Joshua Roy ont tous établi des marques personnelles.
Ce fut également une année record pour les partisans. En moyenne, 9 946 spectateurs ont encouragé le Rocket lors des matchs à domicile, ce qui représente plus de 97 % de la capacité maximale de la Place Bell. Il s’agit de la deuxième moyenne d’assistance de la Ligue américaine.