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Hellebuyck suspendu : les Jets ne veulent pas céder

Le bras de fer entre Connor Hellebuyck et les Jets de Winnipeg vient de franchir un nouveau cap.

Après avoir publiquement demandé une transaction au cours de l’été, le gardien étoile ne s’est pas présenté au camp d’entraînement mercredi. Les Jets ont réagi en le suspendant, sans préciser la durée de la sanction. Un geste qui confirme que, pour l’instant, la direction n’entend pas simplement acquiescer aux demandes de son gardien numéro étoile.

Quelques heures plus tard, le directeur général Kevin Cheveldayoff s’est présenté devant les médias avec une position claire : le dossier demeure ouvert, mais l’organisation ne sacrifiera pas ses intérêts pour faciliter le départ de Hellebuyck.

« Mon obligation est envers les Jets de Winnipeg. Je veux simplement faire les choses correctement », a déclaré le DG, qui a indiqué qu’il n’avait pas l’intention d’agir sous pression.

« Un contrat est un contrat »

Le DG des Jets a également été questionné sur la possibilité qu’une entente informelle ait existé entre Hellebuyck et l’organisation au moment de la signature de son contrat, notamment une éventuelle promesse de faciliter une transaction si le gardien souhaitait un jour quitter Winnipeg.

Cheveldayoff a été catégorique.

« Un contrat est un contrat dans la Ligue nationale de hockey. Point. Il n’y a pas d’ententes parallèles, il n’y a pas d’ententes entre gentlemen. La Ligue ne permet pas cela, donc toute notion à cet effet n’aurait aucun fondement. »

Hellebuyck a signé en octobre 2023 une prolongation de sept ans et 59,5 millions $, qui lui procure un salaire annuel moyen de 8,5 millions $. Il lui reste encore plusieurs années à écouler à cette entente.

Les Jets veulent leur juste retour

Le problème, pour Winnipeg, ne semble donc pas être la volonté de trouver une nouvelle destination à Hellebuyck, mais plutôt la valeur de la transaction.

Cheveldayoff n’a pas voulu dévoiler les offres reçues, mais il a laissé entendre qu’aucune proposition ne correspondait jusqu’ici à ce qu’il considère comme une valeur adéquate pour un gardien de ce calibre, sous contrat à long terme.

« Connor Hellebuyck fait partie de notre famille jusqu’à ce qu’il n’en fasse plus partie », a lancé le DG.

La phrase résume bien la position de Winnipeg : les Jets reconnaissent la volonté de leur gardien de partir, mais ils ne semblent pas prêts à le céder à rabais simplement parce qu’il souhaite changer d’équipe.

Une saison difficile derrière lui

La situation est d’autant plus particulière que Hellebuyck vient de connaître une saison très différente de la précédente.

En 2024-2025, il avait remporté le trophée Hart, le trophée Vézina et mené les Jets au sommet de la LNH avec une fiche de 47-12-3, une moyenne de buts alloués de 2,00, un taux d’efficacité de ,925 et huit blanchissages.

La dernière campagne a été beaucoup moins reluisante.

Hellebuyck a présenté une fiche de 23-23-11 en 57 matchs, avec une moyenne de 2,86 et un taux d’efficacité de ,895, un creux en carrière. Les Jets ont terminé avec un dossier de 35-35-12 et raté les séries éliminatoires.

Quelques mois plus tard, le gardien a toutefois rebondi sur la scène internationale. Il a aidé les États-Unis à remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, avec une fiche de 5-0, une moyenne de 1,18 et un taux d’efficacité de ,956.

La balle est maintenant dans le camp des deux parties

Hellebuyck avait expliqué, au moment de rendre sa demande d’échange publique, qu’il avait d’abord présenté sa requête en privé et qu’il avait voulu laisser aux Jets le temps d’explorer leurs options. Il avait alors affirmé que sa position n’avait pas changé et qu’il croyait qu’un nouveau départ était préférable pour lui et sa famille.

Winnipeg a maintenant choisi de répondre de façon beaucoup plus concrète.

Pas de présence au camp, pas de salaire pendant la suspension et aucune transaction conclue à n’importe quel prix.

Cheveldayoff dispose toujours d’un atout majeur : Hellebuyck demeure sous contrat et les Jets contrôlent entièrement la transaction.

Le gardien possède toutefois lui aussi un levier important : son refus de se présenter au camp montre que sa demande d’échange n’est pas une simple préférence exprimée en passant.

Le conflit est donc loin d’être réglé.

Et pendant que Winnipeg cherche la transaction qui pourrait satisfaire ses exigences, Hellebuyck reste à l’écart. Pour l’instant, personne ne semble vouloir faire le premier pas en arrière.

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