Nous rejoindre
pub LPS

Canadiens

Canadiens : ce que révèle la cuvée 2026 et de la stratégie de l’organisation

Le repêchage de la LNH est souvent jugé à chaud. Les analyses fusent dès les premières minutes suivant les sélections et plusieurs tentent déjà d’identifier les gagnants et les perdants de l’encan.

Les Canadiens de Montréal a toutefois rappelé, une fois de plus, qu’il abordait cet exercice avec une vision bien différente.

Après avoir surpris plusieurs observateurs vendredi en grimpant au 26e rang pour sélectionner l’ailier droit Gleb Pugachyov, Kent Hughes et son équipe ont poursuivi leur travail samedi en ajoutant sept nouveaux espoirs à l’organisation : trois attaquants et quatre arrières.

Plutôt que de rechercher des joueurs prêts à faire le saut rapidement dans la LNH, le Canadien a privilégié des projets de développement, misant sur le potentiel plutôt que sur l’immédiat.

Le premier choix de la journée, le défenseur Timofei Runtso au 57e rang, donne immédiatement le ton. Défenseur droitier de 6 pieds 3 pouces, il évoluait avec les Royals de Victoria dans la WHL et possède un profil qui cadre avec les tendances observées chez les recruteurs montréalais depuis plusieurs années : mobilité, portée et potentiel à long terme.

Quelques tours plus tard, le scénario se répète.

Le Canadien met la main sur Cooper Cleaves, un autre défenseur de 6 pieds 3 pouces issu de l’Université Dartmouth, avant de sélectionner Brayden Klimpke des Blades de Saskatoon au quatrième tour.

À ce moment, trois des quatre premières sélections de l’organisation sont des défenseurs.

Le message est clair : le département de recrutement dirigé par Nick Bobrov continue d’accumuler des défenseurs aux profils variés. Dans la LNH moderne, les organisations savent qu’il n’existe jamais trop de profondeur à cette position.

La suite du repêchage confirme également une autre tendance.

Avec les sélections de Parker Trottier, fils de la légende de Islanders de New York, Bryan, Wesley Royston, le Québécois Jean-Samuel Daigneault et Tyler Deakos, le Canadien ajoute encore du gabarit à son bassin d’espoirs. Sept des huit joueurs sélectionnés cette année mesurent au moins six pieds, plusieurs dépassant les 6 pieds 3 pouces.

Il ne s’agit pas d’un changement de philosophie, mais plutôt d’un ajustement.

Depuis l’arrivée de Kent Hughes, plusieurs critiques reprochaient au Canadien de privilégier des joueurs extrêmement talentueux, mais parfois plus petits, à commencer par Lane Hutson. Cette cuvée démontre que les recruteurs montréalais continuent de miser sur les habiletés, tout en cherchant à rééquilibrer progressivement la composition de leur banque d’espoirs.

Autre élément intéressant : la diversité des circuits représentés : la WHL, la NCAA, la USHL, la OHL et le hockey junior russe figurent tous parmi les ligues où Montréal est allé puiser. Cette approche illustre la confiance que l’organisation accorde à son réseau de recruteurs, peu importe le pays ou le championnat.

Patience et développement

Le profil des joueurs retenus révèle également une certaine patience.

À l’exception peut-être de Pugachyov, peu de ces espoirs sont appelés à frapper rapidement à la porte de la LNH. Plusieurs poursuivront leur développement pendant plusieurs saisons, que ce soit dans les rangs universitaires américains, dans la Ligue canadienne de hockey ou en Europe.

C’est précisément ce qui semble guider les décisions de Kent Hughes depuis son arrivée à Montréal.

Le directeur général refuse systématiquement de repêcher pour répondre à un besoin immédiat. Il préfère accumuler des joueurs possédant des outils intéressants, quitte à attendre plusieurs années avant d’en récolter les fruits.

Cette philosophie s’observe également dans la gestion des actifs.

L’échange ayant permis de grimper au 26e rang pour sélectionner Pugachyov démontre que le Canadien n’hésite pas à sacrifier un choix lorsque son département de recrutement identifie un joueur qu’il juge supérieur au reste du groupe disponible.

À l’inverse, le deuxième jour du repêchage a été marqué par une approche beaucoup plus méthodique. Montréal est demeuré fidèle à sa liste et a continué d’accumuler des projets de développement plutôt que de multiplier les transactions.

Comme toujours, il faudra plusieurs années avant de mesurer la véritable valeur de cette cuvée.

Un Québécois du en fin de repêchage

Le dernier tour du repêchage est souvent l’occasion pour les équipes de miser sur des joueurs dont le développement pourrait encore réserver des surprises. C’est exactement ce qu’a fait le Canadien de Montréal en sélectionnant le défenseur québécois Jean-Samuel Daigneault au 221e rang.

Originaire du Québec, Daigneault poursuit son développement avec les Lumberjacks de Muskegon, dans la USHL, un circuit que le CH connaît de mieux en mieux. À 6 pieds 3 pouces et près de 195 livres, il possède un gabarit recherché pour un défenseur moderne, tout en affichant une mobilité qui a retenu l’attention des recruteurs montréalais.

Son profil correspond d’ailleurs à une tendance observée au sein de l’organisation depuis quelques années. Le Canadien ne cherche plus seulement des joueurs productifs offensivement, mais des espoirs présentant des outils physiques et techniques qui pourront être développés à moyen et à long terme.

Dans le cas de Daigneault, le parcours est loin d’être terminé. Son engagement envers l’Université du Massachusetts lui permettra de poursuivre son développement dans la NCAA, un environnement où plusieurs espoirs du Canadien ont progressé au cours des dernières années.

Même si les probabilités de voir un choix de septième tour atteindre la LNH demeurent relativement faibles, Montréal semble convaincu que Daigneault possède une marge de progression intéressante. Sa sélection reflète également la volonté du département de recrutement de continuer à investir dans des défenseurs de grand gabarit, sans négliger leur intelligence du jeu et leur potentiel de développement.

Pour Daigneault, le repêchage n’est donc pas une finalité, mais bien le début d’un nouveau chapitre. Et si le Canadien a démontré une chose au cours des dernières années, c’est qu’il est prêt à se montrer patient avec ses jeunes espoirs.

Cliquer pour commenter

Écrire une réponse

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Également à voir

More in Canadiens