Alex Newhook fait partie des attaquants qui offrent aux Canadiens de Montréal la profondeur dont leur attaque a besoin pour gagner des matchs en éliminatoires.
L’Acadien, fort de sa coupe Stanley gagnée avec l’Avalanche du Colorado en 2022, est devenu le premier joueur du Tricolore à réussir deux matchs consécutifs de plus d’un but en séries éliminatoires depuis Mark Recchi en 1997.
«Tenace, a-t-il décrit lundi matin, après l’entraînement. Il a les attributs pour être tenace, il a un excellent coup de patin, puis on dirait qu’il a toujours du gaz. Il ne fatigue pas vite. À part ça, c’est de jouer défensivement, offensivement, et c’est d’être alerte. ‘Newy’ nous donne ça.»
Newhook a joué 3 min 8 s en supériorité et presque quatre minutes à court d’un homme. Le fait de pouvoir l’utiliser au centre en fait un attaquant attrayant pour St-Louis.
L’entraîneur-chef a répété que la gestion des émotions après une victoire est la clé pour ne pas trop basculer d’un extrême à l’autre.
«Il faut vivre dans le présent. C’est la même chose, si ça n’a pas été aussi bien. C’est d’apprendre de ça, puis te concentrer sur ta journée. Tu rebâtis ça. Puis, quand ça va bien, c’est la même chose. Je pense que c’est d’avoir une mentalité de processus. Pas se voir influencer par les émotions. Des journées d’avant. Bonnes ou mauvaises.»
Les hommes de St-Louis on pris l’avantage de la série 2-1 dimanche, scénario que peu de preneurs aux livres auraient prédit. C’est que, sur papier, l’imposant physique de la défense bufalonienne était perçue comme un obstacle majeur avant la série de deuxième tour – et à l’issue du premier match.
Précision chirurgicale pour découper la défense
«Leur attaque et leur offensive part beaucoup avec leurs défenseurs. Comme chaque bonne équipe, beaucoup (d’occasions) partent de là. Buffalo est élite à ça.
«Ils sont très impliqués et ils sont durs à affronter. À cause de ça, il faut que tu sois précis, chirurgical. Quand tu vas changer, quand tu vas appliquer de la pression avant aussi. Juste d’essayer de finir une mise en échec, ce n’est pas assez. Il faut que tu la finisses et que tu sois sûr qu’ils ne te battent pas l’autre bord de la glace.
«Il faut que tu sois vraiment alerte. Ce n’est pas un groupe de défenseurs qui sont faciles à jouer contre.»
Cela dit, le pilote du CH donne tout le mérite à sa troupe : «Je sais qu’on peut être fatigants, nous autres, ici, de l’autre bord. Mais je te dirais que l’engagement défensif de notre groupe est excellent.»
Lorsque Jakub Dobes a été frappé par Beck Malenstyn, Zachary Bolduc s’est porté à la défense de son gardien. St-Louis a mentionné que chaque réaction doit dépendre de la situation du match.
«C’est de continuer à jouer au hockey et ne pas se laisser distraire. Je pense que tu n’as pas le choix de continuer à jouer au hockey. Il faut que tu sois calculé comment que tu vas répondre à ces incidents-là.
«Puis, il faut que tu comprennes… le tableau, en haut, combien de temps qu’il reste et c’est quoi le pointage? Il y a bien des moments, des fois, il faut que tu prennes des notes et que tu aies une longue mémoire.»