Le Slovaque a assuré qu’il va bien, qu’il n’a pas eu de répercussions à la suite du coup d’épaule de Max Crozier et que son quotient intellectuel ne s’abaissera pas à celui des personnages de Jim Carrey ou Jeff Daniels dans un film culte des années 1990.
«Je pense que je vais bien. Je ne suis pas plus idiot, a-t-il plaisanté avec les journalistes. Je ne sais pas quoi dire. Je me sens bien. Ça n’a pas fait mal. J’étais prêt à jouer et je n’ai pas vraiment raté de temps de glace. Il a juste fallu que je suive le protocole des commotions cérébrales.
«Ce sont les règles de la Ligue. Je n’y peux rien!»
Slafkovsky est d’avis que le premier tour a permis aux joueurs de mieux se préparer pour la confrontation contre les Sabres, qui s’annonce tout de même difficile en raison du gabarit des patineurs de l’autre côté.
«J’ai l’impression que la série nous a tant appris de choses. Elle a fait de chacun un meilleur joueur de hockey. Maintenant, il faut se servir de ça. Nous devons nous dresser et faire la différence.»
À ses premières éliminatoires, Slafkovsky a tonné au premier duel avec un tour du chapeau. Il n’a pas enfilé de point du reste de la série.
«Tu veux marquer et changer la donne. Quand ça ne va pas bien pour toi, tu dois encourager tes camarades et demeurer un bon coéquipier en aidant les autres. Tu essaies de ne pas accorder de but… ce qui s’est tout de même passé!», a-t-il admis à la blague.
«Ça reste un sport d’équipe et je suis fier que nous nous soyons regroupés pour l’emporter. Tout le monde a participé.»
«Du bon hockey»
Le premier choix au total en 2022 croit que le Tricolore peut profiter de certaines lacunes dans le jeu des Sabres au deuxième tour.
«Ils prennent plus de risques et je crois que nous pourrons en tirer profit. On peut forcer des contre-attaques et je m’attends à du bon hockey.
«Je suis fébrile pour demain!»
Le défenseur Alexandre Carrier s’attend pour sa part à affronter un échiquier bien équilibré dans le camp adverse, surtout à leur ligne bleue.
«Ils ont beaucoup de profondeur, analyse-t-il. Ils ont des défenseurs très mobiles. Je pense à [Rasmus] Dahlin, ils sont capables de te battre à un contre un. Un peu similaire à nous, on a Lane [Hutson] pour ça. Mais oui, une défensive qui est dure à affronter, je pense, parce qu’ils utilisent beaucoup leurs pieds.»
L’équipe atterrira à Buffalo en soirée. Le premier match aura lieu au KeyBank Center mercredi à 19h.
Autre série serrée?
Tout comme au premier tour à Montréal, la série de saison régulière entre les Sabres et les Canadiens a été extrêmement serrée : les deux équipes ont remporté deux matchs et marqué 13 buts, et chaque match s’est décidé par deux buts d’écart grâce à un but dans un filet désert en fin de rencontre.
Les unités spéciales ont joué un rôle déterminant dans les quatre confrontations. Buffalo a converti trois de ses onze avantages numériques et a également marqué un but en infériorité numérique par l’intermédiaire de Beck Malenstyn, tandis que Montréal a converti trois de ses dix avantages numériques.
Le jeu de puissance des Sabres s’est amélioré au fil du premier tour; celui des Canadiens, après un excellent début de saison, n’a converti qu’une seule de ses 17 occasions lors des matchs 3 à 7.
Le règne des Sabres dans la section Atlantique leur assure l’avantage de la glace à domicile, mais le chandails bleu-blanc-rouge affluent en grand nombre lorsque les deux clubs croisent le fer.
L’entraîneur-chef Lindy Ruff ne s’attend pas à une ambiance reposante à Montréal non plus.
«C’est l’un des meilleurs endroits pour jouer au hockey au Canada, pour assister à un match, que vous soyez l’équipe locale ou l’équipe adverse, a-t-il déclaré au site web officiel des Sabres. Je sais que lorsque j’ai commencé ma carrière, j’avais hâte de jouer à Montréal, simplement à cause de l’histoire à cet endroit.»