La deuxième des deux courses en sol nord-américain a lieu à Montréal ce week-end, et ce déplacement au Canada est légèrement plus précoce que par le passé. Deux week-ends de Sprint consécutifs promettent une fois de plus de nombreuses courses palpitantes.
La course est un incontournable du calendrier de la Formule 1 depuis sa création en 1967, et s’est installé à Montréal en 1978. Avec des courses palpitantes et une météo imprévisible, c’est un circuit aimé et respecté des pilotes comme des amateurs de course.
Avec la jeune merveille Kimi Antonelli en tête de peloton au classement des pilotes, voici cinq points à surveiller en vue du Grand Prix du Canda qui revient avec sa nouvelle formule en 2026.
Russell sur une lancée?
George Russell était le favori de nombreux observateurs en début de saison, et sa performance remarquable en Australie n’a fait que renforcer cette conviction, Mercedes entamant l’année en dominant le championnat.
Si des problèmes de fiabilité ont affecté Russell lors des qualifications du Grand Prix de Chine – une course qui a vu Antonelli remporter sa première victoire en F1 –, c’est l’Italien qui a pris l’avantage avec deux autres victoires au Japon et à Miami.
Antonelli a réalisé une performance particulièrement impressionnante en Floride, creusant un écart de 20 points en tête du championnat, mais Russell a déjà éprouvé des difficultés à Miami, contrairement au Canada…
Montréal a été le théâtre de la victoire de Russell, parti en pole position la saison dernière, et il était également monté sur le podium après être parti en pole l’année précédente. Le circuit Gilles-Villeneuve est un tracé relevé qui pourrait bien offrir au Britannique une belle opportunité de réagir dès les premières étapes de cette course au titre.
Pression sur Mercedes
Le Grand Prix de Miami a vu un grand nombre d’améliorations introduites par plusieurs équipes, dont McLaren, Ferrari et Red Bull, qui ont toutes réalisé des progrès significatifs par rapport à Mercedes pour réduire l’écart en tête de peloton.
Lando Norris a mené McLaren à un doublé en Sprint , avant de se battre avec Antonelli pour la victoire en Grand Prix, son coéquipier Oscar Piastri assurant un double podium même si la victoire leur a échappé.
Mercedes devrait présenter une mise à jour au Canada, après n’avoir dévoilé que quelques composants à Miami, avec l’objectif de creuser à nouveau l’écart avec ses concurrents. McLaren annonce également l’arrivée prochaine de nouvelles pièces.
De plus, que les autres équipes de tête introduisent ou non d’autres améliorations, elles chercheront à tirer le meilleur parti de leurs dernières configurations, après avoir eu quelques semaines pour analyser les données suite aux réglages effectués lors d’un week-end de sprint à Miami.

Qu’est-ce qu’ADUO ?
Un terme que vous entendrez probablement beaucoup au cours du prochain week-end de course est ADUO, qui signifie « Additional Development and Upgrade Opportunities » (Opportunités supplémentaires de développement et de mise à niveau).
L’ADUO est un mécanisme introduit dans le cadre de la nouvelle réglementation sur les groupes motopropulseurs. Il permet à un constructeur d’apporter des améliorations à son groupe motopropulseur homologué si celui-ci présente un déficit de performance significatif. Supervisé par la FIA, il ne s’applique qu’au moteur à combustion interne et n’est donc pas représentatif des performances globales du groupe motopropulseur.
Tout fabricant de groupes motopropulseurs dont le moteur thermique est jugé moins performant que le moteur le plus performant (entre 2 % et 4 %) bénéficiera d’une mise à niveau supplémentaire (ADUO), lui permettant d’en obtenir une pour la saison en cours et une autre pour la saison suivante. Si le moteur thermique est jugé moins performant que le moteur le plus performant (à plus de 4 %), il recevra deux mises à niveau supplémentaires pour chaque période de production.
La FIA déclare : « Les améliorations autorisées comprennent certains éléments du moteur à combustion interne, du système d’échappement du moteur, du turbocompresseur et de la soupape de décharge/de décompression, des composants et capteurs électriques montés sur le moteur à combustion interne ou l’échappement, du système ERS (et des systèmes de refroidissement associés), du MGU-K et de l’électronique de contrôle de la voiture, ainsi que certaines fonctions hydrauliques, certains fluides et certains ballasts. »
Cinquième manche de la saison 2026 remaniée, le Grand Prix du Canada marque la fin de la première période de suivi avant la communication des résultats et des éventuelles attributions d’ADUO par la FIA. La deuxième période s’étend des manches 6 à 11 (de Monaco à la Hongrie) et la troisième, du Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort jusqu’à la manche 18 à Mexico.
RACE WEEK IS BACK! 🫨💪
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We're headed to Montreal for the Canadian Grand Prix! 🇨🇦#F1 #CanadianGP pic.twitter.com/0AelCaZwe6
Un circuit qui procure souvent de l’excitation
Le Grand Prix du Canada est depuis longtemps un moment fort du calendrier pour de nombreux pilotes, notamment grâce à la combinaison de l’ambiance, du circuit et de sa propension à donner lieu à des courses parfois chaotiques par le passé.
Un grand nombre d’amateurs convergent vers Montréal pour le week-end de la course, créant une ambiance incroyable autour du circuit. Les premiers virages et l’épingle à cheveux sont bordés de tribunes gigantesques. Le fait que la course se déroule sur une île au milieu du fleuve Saint-Laurent offre un cadre unique.
Le tracé lui-même est à la fois exigeant et passionnant pour les pilotes, avec de nombreuses chicanes bordées de murs en béton qui punissent la moindre erreur. La plus célèbre est le « Mur des Champions », situé à l’extérieur de la dernière chicane. Ce surnom lui vient du fait que trois champions du monde – Michael Schumacher, Jacques Villeneuve et Damon Hill – l’ont percuté lors du même week-end de Grand Prix en 1999.
En matière de suspense, la victoire épique de Jenson Button pour McLaren en 2011 reste gravée dans les mémoires, mais le circuit Gilles-Villeneuve a offert de nombreuses courses palpitantes qui ont tenu les fans en haleine. Avec un risque accru de conditions météorologiques instables du fait de la nouvelle date de la course en mai, cette année nous réserve-t-elle d’autres moments forts ?
The first sibling 1-2 in Formula 1, 25 years ago in Canada 🥹
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Ralf Schumacher led home brother Michael in 2001, for the first of their five brotherly 1-2 finishes in F1!#F1 #CanadianGP pic.twitter.com/cwtOEEnPK8
Un premier week-end de sprint au Canada
Si cette course n’était pas déjà assez palpitante, pourquoi ne pas y ajouter une couche supplémentaire avec des sessions plus compétitives ?
Pour la première fois depuis l’introduction du format Sprint, le Canada accueillera l’un des week-ends Sprint qui comprendra une séance de qualification supplémentaire le vendredi et une course le samedi, avec davantage de points à la clé.
Les équipes n’auront qu’une heure pour régler leurs voitures sur le circuit, mais le temps de piste limité des pilotes, pour préserver leur confiance, est tout aussi important. Sur un circuit comme Montréal, où l’utilisation des vibreurs et le fait de frôler le mur en sortie de virage sont essentiels pour réaliser un bon chrono, les pilotes atteignent souvent leurs limites, sachant qu’il est impossible de les dépasser et de revenir en arrière ensuite.
Ceux qui se sentiront le plus en confiance dès le vendredi matin obtiendront un meilleur résultat grâce au sprint, mais d’autres pourraient également gagner du temps au fil du week-end, ce qui ajoutera une autre dimension à la compétition.
2007: Suffers one of the scariest crashes ever seen in F1
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2008: Wins the race and leads the championship
Just Robert Kubica things. 😮💨#F1 #CanadianGP pic.twitter.com/tOWpzEHE8e
