Alex Newhook est le seul patineur des Canadiens de Montréal à avoir soulevé une coupe Stanley. Auteur de sept buts, dont deux buts gagnants permettant aux Canadiens d’éliminer l’adversaire en sept matchs, l’attaquant de 25 ans sait ce qu’une équipe doit posséder comme munitions pour espérer gagner la guerre.
En ce sens, le Terre-Neuvien a confiance que le régiment du pilote Martin St-Louis – dont le nom est aussi gravé sur une coupe Stanley – peut déjouer les pronostics, une fois de plus.
«Je pense que nous avons toutes les pièces nécessaires, a affirmé Newhook après la victoire de 3-2, lundi. Nous sommes une équipe qui joue à un rythme soutenu. Quand nous jouons notre style, nous sommes vraiment difficiles à affronter. Nous avons un effectif complet.
«En séries éliminatoires, il faut de la profondeur et que chaque joueur puisse apporter sa contribution. On a eu ça depuis le début des séries jusqu’à maintenant. (Jakub) Dobes joue vraiment bien. On a confiance en lui, et on a confiance en tous les joueurs.»
«On sait de quoi on est capables et on est impatients de continuer sur notre lancée.»
Alexandre Carrier a initié la contre-attaque qui a mené au filet vainqueur. Phillip Danault et Zachary Bolduc ont aussi participé à la victoire, ce qui démontre la variété des contributeurs à l’attaque.
«Il y a tellement d’émotions. Du soulagement, de l’excitation. On saute contre la bande aussi vite que possible pour aller fêter ça. C’était un tir incroyable, un jeu incroyable. On a dû se donner à fond pour venir à bout de cette série, et maintenant il faut se recentrer, se reposer et se préparer pour la Caroline.»
Le souvenir de 2021
C’est la première fois depuis 2021 que le Tricolore accède à une demi-finale de la Coupe Stanley. Nick Suzuki, Cole Caufield, Danault, Brendan Gallagher et Josh Anderson ont aussi fait partie de cette édition du CH, qui a brouillé les cartes jusqu’à la finale de la coupe Stanley.
L’organisation a depuis entamé une reconstruction administrative et d’effectif qui a été plutôt expéditive, malgré des écueils en cours de route. Cinq ans d’outillage pour en venir ici.
Le chemin a été long, c’est certain, depuis notre finale de coupe, jusqu’à notre dernière place au classement, admet Suzuki, qui a engrangé 13 points en 14 rencontre au cours des présentes éliminatoires.
«Il y a eu beaucoup d’étapes différentes, vraiment différentes. On a fait un échange pour (Kirby Dach) et on a très bien repêché. On a déniché plein de joueurs talentueux qui ont eu un impact immédiat. Ç’a vraiment accéléré notre progression.
«Depuis l’arrivée de Martin (St-Louis), on a toujours cru qu’on pouvait devenir une très bonne équipe très vite, et les gars ont vraiment adhéré à notre philosophie de jeu. À tout ce que prône Marty. C’est vraiment génial d’être arrivés là aussi vite dans une équipe aussi jeune. On s’amuse beaucoup et je veux que cette aventure continue.»
De la pression à Buffalo
Les Sabres ont dominé les tirs au but 24-11 lors des deux derniers engagements et les ont mené 6-3 en prolongation avant le but gagnant de Newhook à la 11e minute de la période supplémentaire.
Ils ont rattrapé un retard de deux buts en troisième période. Le match pouvait basculer à tout moment. Dobes a effectué des arrêts spectaculaires pour garder son équipe dans le match.
«Ils nous ont vraiment mis la pression en deuxième et troisième période. Une fois que c’était l’égalité, je pense qu’on a commencé à mieux jouer. On savait qu’il fallait continuer à jouer, a expliqué Suzuki. On ne cherchait plus à préserver l’avantage.
«Je trouve que notre prolongation a été vraiment bonne. Et puis, il ne faut pas se laisser griser par le match. C’est juste un match de hockey comme un autre. Il faut continuer à faire ce qui nous permet de gagner. On a réussi à le faire et, évidemment, ‘Newey’ a fait un jeu décisif pour nous offrir la victoire.»
Newhook n’était pas peui fier après la victoire et il a salué l’effort collectif.
«C’est génial. Vous savez, il faut tout un groupe pour en arriver là. Mais je suis très fier d’être de Terre-Neuve-et-Labrador et de représenter ma province sur la plus grande scène, ici en séries éliminatoires. C’est vraiment super. Je suis sûr que chez nous, tout le monde passe un excellent moment. Je ne pense pas que l’heure ait vraiment d’importance pour eux, alors je suis certain qu’ils s’amusent bien.»
Montréal a dépassé Boston (16) pour le plus grand nombre de victoires dans un septième match dans l’histoire des séries. L’équipe a de plus amélioré sa propre fiche de victoires à l’extérieur en match 7 (9-6 en 15 matchs).
Les Canadiens affichent un dossier de 6-0 après une défaite en séries éliminatoires, soit le meilleur résultat parmi toutes les équipes. Seules deux équipes dans l’histoire de la LNH ont fait mieux en termes de victoires consécutives après une défaite au cours d’une même année de séries éliminatoires : le New Jersey (8-0 en 1988) et Tampa Bay (7-0 en 2021, 2020 et 2004).