La première semaine du camp n’était pas commencée que plusieurs experts, sites webs et gérants d’estrades se prêtaient au jeu des prédictions quant à la formation des Canadiens de Montréal le 8 octobre.
Là où la quasi totalité des prédictions convergent, c’est qu’elles excluent l’attaquant Samuel Blais de l’échiquier, sur un des deux derniers trios.
Pourtant, le Montmagnois de 29 ans possède plusieurs outils dans son coffre et ils auraient pu permettre au Tricolore de bâtir une fondation plus solide en éliminatoires, face aux Capitals de Washington.
Pendant que le CH se faisait dominer sur le plan de la robustesse, Blais a été un rouage crucial pour les Canucks d’Abbotsford dans leur conquête de la coupe Calder, dans la Ligue américaine.
Il a trôné au chapitre des buts en avantage numérique avec cinq filets et il offrait du jeu physique. Ce n’est pas étonnant, car en 2022-2023, entre New York et St. Louis, il s’est classé 10e parmi les attaquants de la LNH avec 238 mises en échec en 71 matchs.
Martin St-Louis a lui-même passé un coup de fil à Blais cet été.
«Il m’a appelé et il sait un peu quel genre de joueur je suis. Il m’a juste dit d’être moi-même et d’avoir du ‘fun’. Pour moi, d’être à Montréal et d’avoir signé avec le Canadien, ça va être une expérience incroyable, a-t-il raconté aux journalistes, jeudi.
«Je ne me mets pas trop de pression, je veux juste avoir du ‘fun’ et faire ce dont je suis capable.»
Du jeu robuste
Blais a remporté la coupe Stanley avec les Blues en 2019. Il n’a pas mérité ses épaulières en marquant des buts dans la LNH, même s’il est capable de noircir la feuille de pointage selon les responsabilités qui lui sont confiées.
«Notre jeu était basé sur la robustesse, se souvient-il. Quand tu épuises l’autre équipe, c’est ce qui fait gagner les équipes à la fin», a-t-il affirmé lors d’une mêlée de presse à Brossard, jeudi.
Même formule à Abbotsford. La LAH a été une occasion de se relancer sous les ordres de Manny Malhotra, même si ce n’était pas le parcours idéal à ce stade-ci de sa carrière.
«Au début, ce n’était pas facile mentalement. Je suis arrivé avec la bonne attitude, explique-t-il. (Malhotra) a été très bon avec moi. Je pense que j’ai retrouvé ma ‘game’ et le plaisir de jouer l’année passée.»
Blais admet avoir dû patienter avant de trouver preneur pour ses services à l’été 2024. L’une des raisons est qu’il était souvent laissé de côté par l’instructeur en chef des Blues de l’époque, Craig Berube.
Au cours de l’été, il a discuté avec un ancien du Rocket de Laval – avant qu’il ne s’entende avec l’Avalanche du Colorado – à savoir quelle était l’atmosphère des deux côtés de l’A-15.
«Moi et Alex (Barré-Boulet) on est des meilleurs amis de longue date. Il m’a juste dit de m’amuser et que ce n’est pas chaque année que tu as la chance d’aller au camp du Canadien, puis espérer percer l’équipe.»