L’ancien premier choix des Canadiens de Montréal Nathan Beaulieu a annoncé mercredi sa retraite de la LNH après 11 saisons.
Le défenseur de 32 ans a joué pour la dernière fois dans la LNH avec les Ducks d’Anaheim en 2022-2023, où il a récolté quatre passes décisives en 52 matchs.
Congratulations to Nathan Beaulieu, who has officially announced his retirement from pro hockey 🏒⁰ Wishing the former first-round pick the best of luck in the future! pic.twitter.com/yYHEIxRy0j
L’ancien des Sea Dogs de Saint John a ensuite voyagé dans la Ligue nationale en Suisse en 2023-2024 où il a inscrit deux passes décisives en 13 matchs avec l’EHC Kloten.
L’an dernier il a porté les couleurs du Barys d’Astanadans la Ligue continentale de russe.
Sélectionné par les Canadiens au 17e rang au total en 2011, Beaulieu a récolté 98 points en 471 matchs de saison régulière avec le CH, les Sabres de Buffalo, les Jets de Winnipeg et les Ducks.
Il a aussi obtenu cinq aides en 21 matchs des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
Sous les ordres de Gerard Gallant, Beaulieu a gagné le championnat de la LHJMQ deux années consécutives en 2011 et 2012, dont une conquête de la Coupe Memorial.
Pression du père
À sa première année dans le junior avec la formation des Maritimes, c’est son père, Jacques, qui en était l’entraîneur-chef.
Les conseils du paternel pourraient l’avoir empêché d’atteindre le niveau supérieur. Selon Patrice Brisebois, qui était l’entraîneur au développement des joueurs des Bulldogs de Hamilton (ancien club-école des Canadiens) à l’époque, son père lui imposait une pression insoutenable dans les coulisses.
«Il lui donnait tout le temps des mauvaises pensées. Nous, on lui disait quoi améliorer et son père lui disait autre chose».
Aux dires de Brisebois, Beaulieu a commencé à mieux jouer lorsqu’il a cessé d’écouter son père.
«(En 2014-2015), il a vraiment compris. Il s’est dit ’je vais mettre mon père de côté et je vais écouter les Canadiens de Montréal’», avait ajouté Brisebois.
Cette saison-là, Beaulieu avait pris plus de responsabilités avec les absences des défenseurs Sergei Gonchar et Alexei Emelin.
Âgé de 22 ans à l’époque, il a atteint un sommet chez les arrières du Tricolore avec un temps d’utilisation de 25 min 29 s au mois de février.