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Canadiens

«On veut terminer ça ce soir devant nos partisans»

La quatrième victoire est la plus difficile à aller chercher en séries éliminatoires. C’est le défi qui guette la troupe de Martin St-Louis, une formation, outre plusieurs vétérans aguerris, relativement jeune et inexpérimentée.

De l’autre côté, le bataillon de Jon Cooper, finaliste au trophée Jack-Adams, en est à son neuvième printemps en éliminatoires et n’en est pas à sa première bataille critique.

Il n’en demeure pas moins que les favoris locaux sont prêts. Historiquement, le CH présente une fiche de 7-1 lorsqu’ils disputent le match 6 à Montréal avec une avance de 3-2 dans la série.

«On s’attend à ce qu’ils sortent avec le couteau entre les dents, a imagé Alexandre Carrier après l’entraînement matinal. Quand tu es au pied du mur, tu es désespéré, tu vas tout donner. Je m’attends à ce qu’ils fassent ça, mais je m’attends à la même chose de notre équipe.

«On veut terminer ça ce soir devant nos partisans. Je m’attends à un excellent match de hockey.»

Chaos et émotion

Pour le Tricolore, la meilleure stratégie est la préparation de guerre. Se glisser dans la peau de son ennemi et penser comme lui afin d’en disposer.

«C’est d’avoir la même mentalité que si on était dans leur position. Je pense que c’est ça. De vraiment faire ce qu’ils vont nous faire. Si (…) tu fais face à l’élimination, tu es vraiment désespéré. Il faut avoir la même mentalité qu’eux.»

Carrier et St-Louis s’attendent non seulement à voir le meilleur effort du Lightning, ils n’écartent pas de les voir jouer aux perturbateurs.

«C’est sûr qu’il va y en avoir (du chaos). Il y en a chaque match. C’est de rester calme, garder son sang-froid. C’est une série qui a eu beaucoup d’émotions, des hauts et des bas. C’est important de rester neutre là-dedans le plus possible.

«On est quand même humain, on va s’emporter nous aussi, mais… si on est capable de se ramener dans le moment présent, puis juste être neutre tout au long du match, c’est ce qu’on veut faire.»

Évidemment, la foule promet d’être survoltée dans les gradins du Centre Bell, mais aussi à l’extérieur. L’énergie est contagieuse, mais l’importance de demeurer concentré est un défi dans pareille circonstance.

«Tu sens la ville être excitée. Nous aussi, on est excités. Il faut juste utiliser cette énergie-là de la bonne façon. Mais je ne pense pas qu’on se mette une pression supplémentaire. Je pense qu’on s’en met assez dans la chambre, a expliqué le défenseur québécois, deuxième dans la ligue pour les tirs bloqués en séries (15) derrière Mike Matheson (16).

«On va se concentrer sur le match de la soirée, mais on espère pas que ça ‘flippe’ des voitures quand même!»

Exception faite du quatrième match à Montréal, l’équipe qui a marqué le premier but a gagné la rencontre au cours de la série. Comme quoi marquer le premier but est un avantage dans une confrontation où l’espace se resserre.

Phillip Danault fait fi des statistiques et met l’emphase sur la concentration et le plaisir de jouer.

«On essaie de ne pas trop regarder ça, honnêtement. Qu’ils marquent le premier but, qu’on marque le premier but, on joue de la même façon. Quand on gagne par un but pendant la troisième période, on essaie de continuer avec la pression de rondelle. C’est la même chose si c’est 0-0. On joue de la même façon.»

«C’est chaotique sur la glace, dans les estrades, a noté St-Louis. Ce n’est pas facile de gagner ce quatrième match-là. Mais si tu suis ton processus, les actions sur la glace vont être pareilles. Les règlements de la partie vont être pareils.»

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