Les amateurs et les experts connaissent trop bien le sort qui guette les Maple Leafs de Toronto, une équipe qui regorge de talent, qui domine en saison régulière et qui s’effondre en séries.
Y a-t-il de quoi dans l’eau ou dans l’air depuis 1967? Plus l’enjeu est élevé, plus la déception est insoutenable. C’est pourquoi ils sont la risée du marché canadien.
Quoi qu’il en soit, la haute direction n’a plus le choix : elle doit se rendre à l’évidence et constater qu’elle ne gagnera pas avec son noyau de joueurs actuel. C’est flagrant. Auston Matthews, Mitch Marner, William Nylander et John Tavares n’ont jamais remporté un match numéro 7 depuis qu’ils sont coéquipiers.
Les deux premiers n’ont touché la cible qu’une seule fois dans la série contre les Panthers de la Floride.
Les Leafs n’ont jamais remporté un match sans lendemain depuis 2004. Même le surprenant Max Pacioretty a su propulser ses camarades au tour suivant en 2014 (Montréal) et en 2021 (Vegas) dans un septième duel.
Changement de culture
Pour revenir aux Maple Leafs – dont les visages étaient longs de la mi-match jusqu’au but de Max Domi au match de dimanche -, quand ton entraîneur-chef est celui qui démontre le plus d’émotion, c’est problématique.
Craig Berube a beau enguirlander ou électriser ses joueurs au banc, il ne peut jouer à leur place. Or, ceux-ci n’ont ni la culture ni la faim pour enlever les honneurs. C’est une évidence.
Qui est le véritable leader de cette équipe? Quel est son vrai visage : celui qui a complété la saison avec 108 points ou celui qui s’effrite comme une feuille morte au printemps?
L’organisation est maintenant dans le trouble après une autre élimination décevante. Elle ne détient aucun choix de premier tour pour les trois prochaines années et n’en possède que deux à la ronde suivante. Marner et Tavares seront libres comme l’air en juillet. Matthews, lui, est sous contrat jusqu’en 2028.
De grosses décisions doivent être prises en vue de la prochaine saison. Des opérations hockey jusqu’au vestiaire. Et, non, Berube n’est certainement pas à blâmer.
La patience sera de mise à Toronto et les partisans méritent qu’elle rapporte.