L’Avalanche du Colorado ressuscite le Fleurdelysé. L’organisation a annoncé en grande pompe mardi qu’elle «rendra hommage à son temps à Québec» en adoptant l’ancien maillot des Nordiques comme troisième uniforme.
L’équipe a carrément tapissé son compte «X» de photos de ses joueurs arborant les couleurs de l’ancienne concession et ça frappe l’imaginaire : d’abord pour des raisons nostalgiques, ensuite parce que le chandail est tout simplement magnifique.
New sweaters. pic.twitter.com/ZMqklxcUX3
— Colorado Avalanche (@Avalanche) October 21, 2025
La bande à Nathan MacKinnon et Cale Makar endossera le Fleurdelysé sept fois au total, dont le 29 novembre prochain, soit le week-end de l’Action de grâce américain.
«Alors que l’Avalanche célèbre son 30e anniversaire, elle honore ses racines québécoises qui ont eu un impact indélébile sur la franchise», a affirmé l’équipe sur son site web.
Puis, question de souligner la rivalité Nordiques-Whalers de Hartford des années 1980, les deux concessions feront revivre les anciennes gloires deux fois le 23 octobre à domicile et le 3 janvier à l’étranger. Pour l’occasion, les Hurricanes de la Caroline porteront l’uniforme à la baleine bleue, leurs ancêtres.
Boys on the pond. pic.twitter.com/sHG6mS2cA7
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L’Avalanche a expliqué qu’il était important pour elle de rendre hommage à la formation qui a évolué à Québec de 1972 à 1995, tout d’abord dans l’Association mondiale de hockey lors de ses sept premières saisons d’existence, puis dans la Ligue nationale de hockey lors des 15 suivantes.
Des Nordiques à la direction, en passant par les joueurs sur la glace, les racines québécoises de cette franchise sont évidentes. Pour célébrer son passage au Québec, l’Avalanche portera l’uniforme bleu des Nordiques de Québec à sept reprises lors de sa saison 30e anniversaire.
Les sept premières saisons des Nordiques se sont déroulées au sein de l’Association mondiale de hockey (AMH), de 1972-1973 à 1978-1979. L’équipe a remporté sa première Coupe Avco, le championnat de l’AMH, en battant les Jets de Winnipeg en sept matchs en 1977.
Avant la saison inaugurale du Québec dans la LNH en 1979-1980, les Nordiques ont participé à leur premier repêchage de la LNH et ont sélectionné l’un des plus grands joueurs de leur histoire.
Something about those Nordiques sweaters… need to see those again on the ice ⚜️ pic.twitter.com/KodVAvSgN4
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Avec le 20e choix au total du repêchage de la LNH de 1979, les Nordiques ont sélectionné le Québécois Michel Goulet, qui occupe une place importante dans le livre des records de la concession.
Après 46 saisons d’existence du club, Goulet figure au deuxième rang au chapitre des buts (456), cinquième au chapitre des aides (490) et quatrième au chapitre des points (946).
L’un des coéquipiers de Goulet chez les Nordiques lors de leur première saison dans la LNH était Pierre Lacroix, qui allait devenir l’architecte du championnat de hockey au Colorado.
More than just a jersey. pic.twitter.com/Bnk0wIwF3O
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Originaire de Québec, Lacroix a été nommé directeur général des Nordiques avant la saison 1994-1995. Lors de son premier repêchage de la LNH en tant que directeur général, les Nordiques ont sélectionné Chris Drury, lauréat du trophée Calder en 1999, au troisième tour, et Milan Hejduk, lauréat du trophée Maurice « Rocket » Richard en 2003, au quatrième tour.
Les deux joueurs se sont joints à l’équipe lors de la saison 1998-1999 et ont été des contributeurs clés de l’équipe de l’Avalanche, championne de la Coupe Stanley en 2001, moins de sept ans après leur sélection.
Un an plus tard, les Nordiques ont déménagé à Denver, marquant ainsi la naissance de l’Avalanche du Colorado. Plusieurs joueurs de l’équipe des Nordiques de 1994-1995 ont ensuite déménagé en Amérique du Nord, dont Joe Sakic, Peter Forsberg, Adam Foote, Valeri Kamensky et Curtis Leschyshyn.
Trois jours avant le premier match de l’histoire de l’Avalanche, l’équipe a acquis Claude Lemieux, Québécois et lauréat en titre du trophée Conn-Smythe, des Devils du New Jersey par l’intermédiaire des Islanders de New York, dans le cadre d’un échange entre trois équipes.
Lemieux a joué un rôle clé dans la première équipe de l’Avalanche, inscrivant 71 points (39 buts et 32 passes) en 79 matchs de saison régulière, en plus de 12 points (cinq buts et sept aides) en 19 matchs éliminatoires.
Un roi dans les Rocheuses du Colorado
Au cours des 27 premiers matchs de l’Avalanche en 1995-1996, l’équipe a affiché un dossier de 16-7-4, concluant cette séquence par une victoire de 12-2 contre les Sharks de San Jose le 5 décembre.
Le lendemain, Lacroix a effectué un échange pour faire venir un futur membre du Temple de la renommée à Denver.
L’Avalanche a acquis Patrick Roy des Canadiens de Montréal, amenant ainsi au Colorado le triple vainqueur du trophée Vézina, le double champion de la Coupe Stanley et le double vainqueur du trophée Conn-Smythe.

Roy et Lemieux ont tous deux joué un rôle clé au sein de l’équipe gagnante de la Coupe Stanley en 1996, qui a offert au Colorado son premier titre de champion des ligues majeures.
Cinq ans plus tard, l’Avalanche participait de nouveau à la finale de la Coupe Stanley, et cette fois, elle comptait un autre joueur légendaire du Québec. Le 6 mars 2000, l’Avalanche acquérait Ray Bourque, quintuple vainqueur du trophée Norris, des Bruins de Boston par voie de transaction.
Après qu’Alex Tanguay, originaire de Québec, eut marqué deux buts pour aider l’Avalanche à vaincre les Devils 4-1 lors du septième match, Bourque reçut la Coupe Stanley des mains de Sakic et la souleva pour la première fois de sa carrière, dans l’un des moments les plus marquants de l’histoire de la LNH.
Après avoir affiché un pourcentage d’arrêts de ,934 lors des séries éliminatoires de 2001, Roy devint le premier joueur de l’histoire de la ligue à remporter le trophée Conn-Smythe à trois reprises, un exploit qui n’a encore jamais été accompli.
