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Alexandre Texier : «le meilleur joueur que j’ai vu passer»

Le premier directeur général à consentir un contrat professionnel au Français décrit un joueur aux habiletés polyvalentes.

Alexandre Texier n’est pas un attaquant destiné à marquer 40 buts dans la Ligue nationale de hockey, ni est-il programmé pour jouer sur un premier trio tous les soirs. Il reste que le coffre à outils du Français peut surprendre.

C’est du moins ce que laisse croire l’homme qui lui a consenti son premier contrat professionnel, en 2016-2017.

Déjà connu dans le milieu du hockey français à 15 ans, Texier a épaté la galerie à Grenoble à l’âge de 17 ans. Le directeur général Jean-François Dufour venait tout juste de lui offrir un contrat. Il lui donnait raison.

«Il est arrivé à son premier match et il a marqué trois buts, raconte le Québécois au téléphone avec La Page Sportive depuis Nice. Tu te dis ‘il a quelque chose!’. Il m’a toujours plu par son attitude.

«Il est le premier sur la glace, il reste plus longtemps que les autres, puis il fait les petites choses. Il aime le hockey sur glace. C’est une passion, pas un boulot. Il est déterminé à réussir.»

Lors de ce même match, Dufour raconte que Texier avait l’énergie d’un gamin sur la patinoire. Il pivotait la quatrième unité avec des opportunités limitées.

«Il était énervé! Au bout de quatre présences, il a obtenu deux échappées et des chances de marquer. Il était mon meilleur joueur sur la glace avec des joueurs de 20 ans. Il en n’avait que 17.

«On a gagné un titre en U20. Cette année-là, en finale, il a eu cinq points et il était le plus jeune joueur de l’équipe. Quand le match est en jeu, il veut la rondelle. C’est ce qu’il m’a prouvé.»

Pas flamboyant, mais passionné

En point de presse, entouré de journalistes, le commun des mortels s’apercevra que Texier n’est en rien un athlète au flegme contagieux. Pour le patineur de 26 ans, c’est la patinoire qui prime.

«Il n’est peut-être pas flamboyant pour vous, a reconnu Dufour. À Grenoble, il est le meilleur joueur que j’ai vu passer. Il était explosif et il avait des mains exceptionnelles.»

Éric Chouinard faisait partie de cette équipe aux nombreux vétérans. Tous reconnaissaient que le nouveau venu se dotait d’un talent spécial, dont la première saison était «incroyable» avec les Brûleurs de Loups.

«On l’a vu tout de suite qu’il avait sa place. C’était une belle première année avec nous. Plus la saison avançait, plus il prenait confiance.»

Une blessure au camp du Championnat senior en cours de saison aurait pu le freiner, mais sa persistance a rapporté et sa réputation de travaillant n’était plus à faire.

«Son évolution s’est faite tellement rapidement par la suite. Il a continué de grandir et les Blue Jackets de Columbus l’ont repêché (l’été suivant).»

Jim Montgomery : mystère

Aujourd’hui à la tête des Aigles de Nice, Dufour jure qu’il n’a même pas pensé courtiser son ancien joueur lorsque les Blues de St. Louis ont finalisé le divorce. Selon lui, sa place n’est pas en Ligue Magnus, mais bien dans le meilleur circuit au monde.

«On ne s’est pas essayé, s’esclaffe-t-il Sa place est dans la LNH. Ou dans une ligue (d’élite) en Europe.»

Dufour ignore sur quelle facette de son jeu les Canadiens de Montréal veulent miser depuis qu’ils lui ont offert un contrat d’un an. Ce qu’il sait, cependant, c’est que Texier fera tout pour y rester : «c’est un jeune joueur qui a encore faim».

«Il travaille toujours fort, prévient-il. Il ne lâche jamais rien. Il a eu des obstacles et chaque fois, il a rebondi. Il est quelqu’un qui se remet en question, qui réfléchit et qui travaille fort.

«Il cherche des moyens de s’améliorer, ajoute-t-il. Il comprend qu’il doit travailler fort pour gagner sa place. Il te donne de l’énergie, il peut jouer en avantage numérique comme en infériorité. Il a des habiletés pour marquer des buts, je vous le garantis.»

Enfin, comme plusieurs experts, Dufour se demande comment Texier a pu être dans les bonnes grâces de John Tortorella à Columbus, mais incapable de s’établir comme régulier à St. Louis.

«C’est difficile à dire. Tortorella, on connaît sa réputation, et il lui a donné des responsabilités en avantage numérique comme en infériorité, rappelle-t-il.

«Jim Montgomery, je suis quand même étonné qu’il n’ait pas aimé son style. Il est capable d’amener de l’énergie dans un rôle de troisième ou quatrième ligne.

«En équipe nationale, il joue sur la première ou la deuxième. Il peut avoir de la valeur pour écouler des punitions. Ça m’a surpris qu’il n’ait pas joué à St Louis.

«Là, c’est une nouvelle opportunité. Il va essayer de la saisir au maximum.»

Cet article a été publié dans les éditions du Plateau-Mont-Royal/Outremont et Villeray du 1er décembre dernier.

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