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Canadiens

Pascal Vincent dresse une intéressante comparaison entre le CH et les Jets

Point de presse de Pascal Vincent à Brossard.

Pascal Vincent n’est dans l’organisation des Canadiens de Montréal que depuis un an, après des passages avec les Blue Jackets de Columbus et les Jets de Winnipeg.

À l’issue d’un deuxième tournoi des recrues avec le Tricolore, le pilote du Rocket de Laval croit que les décideurs composent avec un problème enviable. Le dilemme que toutes les concessions sportives rêvent de voir se pointer : du talent diversifié et peu de postes à combler.

«Quand t’es rendu là, comme organisation, c’est que tu as fait un bon bout de chemin.»

Et ça commence par le recrutement.

«(Les co-directeurs du recrutement amateur) Nick Bobrov et Martin Lapointe ont fait un travail phénoménal. La qualité des joueurs, la qualité des individus, c’est diversifié comme choix, remarque Vincent.

«Tu as des joueurs plus physiques, plus offensifs et plus défensifs. Il y a vraiment des outils. Des joueurs qui peuvent amener des rôles différents.

Avant la dernière finale de l’Est de la Ligue américaine, l’instructeur lavallois n’avait atteint les éliminatoires qu’une seule fois comme entraîneur-chef dans les rangs professionnels. C’était en 2018 avec le Moose du Manitoba.

Vincent est donc emballé. Il a raison de l’être. Tout porte à croire qu’il dirigera un Rocket avec l’une des meilleures relèves de la ligue. Les décisions difficiles s’en viennent, mais l’effectif est prometteur.

«L’an passé, on a eu beaucoup de succès avec une jeune équipe. Ce que j’ai appris, au fil des années, c’est qu’il faut souvent répéter et partir un peu à zéro chaque année. Il y a des choses qui ont été apprises et il y a une progression, mais dans l’ensemble de l’identité collective, surtout avec une jeune équipe, il faut repartir avec les même bases, explique-t-il.

«La différence, c’est que la progression va être plus vite. On a des joueurs qui savent déjà ce qui doit être fait.»

Comme à Winnipeg

Vincent a donc le rôle de professeur au sein d’un groupe performant : développer individuellement, créer un environnement positif et, parfois, «définir ce qu’on va polir», mandat qu’il qualifie de «difficile».

C’est tout de même une situation des plus alléchantes pour un entraîneur. Chez les Canadiens, on est loin de l’époque où le robuste Garth Murray se battait pour un poste avec le club.

Vincent le sait trop bien. Il a vécu des années où la relève n’avait rien pour écrire à sa mère, au Manitoba, lorsque les Thrashers d’Atlanta ont déménagé.

«On a eu des années à Winnipeg où les joueurs, au début, il n’y avait aucune compétition, se souvient-il. À la fin on avait une compétition. Je pense qu’on est là avec les Canadiens. Il y a une certaine compétition entre nos jeunes.

«Ceux qui ont joué avec nous l’an passé, je veux au moins qu’ils se donnent une chance et qu’ils soient dans la conversation.»

Les Jets viennent de conclure la plus récente saison régulière avec une campagne de 116 points. Un sommet dans la LNH. Lisez entre les lignes si vous le souhaitez…

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