Supérieure à des Américains surpris très tôt dans le match, la Belgique a décroché sa qualification pour les quarts de finale, lundi l’emportant 4-1. Il n’y a plus aucun des pays hôte au tableau.
Après le Canada et le Mexique, les États-Unis sont à leur tour tombés sur plus forts qu’eux, en l’occurrence une équipe de Belgique qui continue de monter en puissance et qui retrouve les quarts de finale du Mondial, huit ans après son épopée russe.
Malgré l’incandescence d’un stade de Seattle acquis à la cause des locaux, les Diables Rouges ont fait preuve d’une vraie tranquillité d’esprit pour imposer leur rythme dès les premières minutes, obligeant Matt Freese à réaliser plusieurs décisions décisives.
Le gardien américain n’a cependant rien pu faire à la neuvième minute lorsque Charles De Ketelaere, parfaitement placé dans la surface, a repris un excellent service de Nicolas Raskin.
Mis sur orbite par cette entame idéale, les hommes de Rudi Garcia ont continué à mettre la défense américaine sous pression, mais incapables de faire le break, ils ont laissé la porte ouverte à une égalisation des États-Unis, ce dont ne s’est pas privé Malik Tillman, dont le coup franc, suffisamment dévié par le mur, a pris Thibaut Courtois à contre-pied.
Le public de Seattle pensait sans doute être tiré d’affaire, mais l’euphorie n’aura duré que deux minutes, le temps pour De Ketelaere de s’offrir un doublé sur une offrande de Leandro Trossard.
Au retour des vestiaires, Mauricio Pochettino a lancé Giovanni Reyna afin d’apporter davantage de créativité. Les Américains ont affiché un tout autre visage et ont multiplié les initiatives offensives, mais ont accusé un nouveau coup d’État lorsque Matt Freese est parti à la faute, permettant à De Ketelaere de se muer en passeur pour offrir à Hans Vanaken l’improbable mais du 3-1 en faveur des Belges.
Déjà pénible, la soirée des Américains s’est un peu plus associés avec la sortie sur blessure de Christian Pulisic à l’heure de jeu. Son remplaçant, Sebastian Berhalter, a tenté de donner de l’impulsion à des Stars and Stripes K.-O. et il est presque parvenu à ses fins sur une lourde frappe passée de peu à côté à la 79e minute, avant que Folarin Balogun ne trouve les gants de Courtois quelques instants plus tard.
Alors qu’ils tentaient le tout pour le tout, les Américains ont finalement concédé un ultime but d’un Romelu Lukaku qui venait de sortir du banc et qui ne s’est pas fait prier pour alourdir le score.
Solides, efficaces et portés par un Charles De Ketelaere décisif avec un doublé et une passe décisive, les Belges ont affiché de réels progrès dans le jeu. Seule ombre au tableau : ils risquent de ne pas pouvoir compter sur Amadou Onana, sorti blessé, lorsqu’ils défieront l’Espagne en quart de finale, vendredi, à Los Angeles. Pour les États-Unis, c’est une belle aventure à domicile qui s’achève.