Les liens entre les Canadiens de Montréal et le Lightning de Tampa Bay sont évidents : Martin St-Louis et Vincent Lecavalier, dont l’agent était Kent Hughes, ont fait la pluie et le beau temps sur la côte ouest floridienne dans les années 2000 et 2010.
Ils ont soulevé la coupe Stanley ensemble en 2004, sous la férule de John Tortorella.
Lorsque St-Louis a reçu l’offre de diriger le CH en 2021-2022, il voulait participer à une reconstruction alignée avec le style de jeu de son ancienne allégeance.
«C’est quelque chose qu’on essaye de répliquer, de reproduire, a expliqué le Lavallois après la victoire de 2-1 au septième match, dimanche. C’est une organisation avec des standards. Moi, je regardais beaucoup le Lightning quand je n’étais pas entraîneur du Canadien, avec raison.
«Ce n’est pas juste parce que j’ai joué pour le Lightning, mais c’est comment il joue. Ça fait que quand j’ai pris le poste d’entraîneur, je voulais avoir une équipe qui soit capable de jouer en possession, qui soit capable de se défendre, une bonne attaque à cinq. Il y a beaucoup de choses que j’ai absorbé de ce que le Lightning a fait. J’ai essayé d’amener ça ici à Montréal.»
St-Louis n’était pas peu fier d’avoir renversé son ancienne équipe – et son ancien entraîneur, par le fait même – étant donné la présence de vétérans aguerris avec un instructeur en chef de renom.
«C’est un gros défi. D’aller battre cette équipe-là au premier tour. Deux équipes qui volent à la même altitude probablement, mais eux autres, ils ont plus d’expérience. Puis tu l’as vu durant la série, l’expérience qu’ils ont. On a resté à la tâche à travers de tout ça, des hauts et des bas.
«On a appris beaucoup. Même si on n’avait pas gagné, on aurait appris beaucoup. Le résultat, pour moi, c’est des bonis pour nous. On va continuer. On va essayer d’amener ça dans la prochaine ronde.»
Des changements répétés
Dans l’histoire récente du club, St-Louis est l’un des pilotes des Canadiens qui a procédé au plus grand nombre de changements pendant la série, voire pendant un même match. Non seulement a-t-il voulu générer une étincelle, il voulait déstabilisé son opposant de l’autre côté, tout en se glissant dans sa peau.
«J’ai fait des ajustements, j’ai modifié bien des affaires. Des ajustements entre les matchs, a-t-il nuancé. Je parle pas juste des combinaisons. Des ajustements de structure un petit peu, que ce soit des mises au jeu, et comment on joue si on la gagne.
«Ça fait partie de ça. Tu sais que l’autre bord, ils font la même chose. Fait que t’essaies de penser dans le futur, qu’est-ce qui s’en vient. surtout sur les unités spéciales. Qu’est-ce qu’ils vont faire demain à cause de ce qu’ils ont vu aujourd’hui. Moi, c’est une partie de la ‘game’ que j’adore. Comme joueur, j’adorais ça. D’essayer de trouver les trous.»
Lors de son point de presse, un Cooper assommé a donné le mérite à son ancien joueur et aux contributeurs de la défaite de sa troupe au septième affrontement.
«Il faut lever notre chapeau à Martin St-Louis, les Canadiens de Montréal et Jakub Dobes. Ils avaient un plan et ils n’ont pas dérogé. Ils ont pris l’avance et ils ont protégé la rondelle. Lorsqu’ils se sont effondrés, leur gardien a été là pour eux.
«C’est quelque chose de signifiant. Ils n’ont pas seulement gagner un match, ils ont gagné trois autres matchs pour se rendre jusque-là. Lorsqu’il ne reste qu’un match, (la défaite) peut survenir.»
St-Louis a entamé son point de presse en soulignant l’importance des vétérans depuis que la reconstruction s’est entamée, après la finale de 2021.
«Quand tu rebâtis, ça n’aide pas les vétérans, mais je pense qu’ils ont vu et enduré ce qu’on a essayé de faire. Ils ont soutenu les jeunes et tout. Je suis content pour toute cette gang-là, et c’est sûr pour nos partisans aussi, qui nous ont soutenu beaucoup à travers tout ça. C’est une belle journée pour les Canadiens.»