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Une autre figure de la grande dynastie du CH s’éteint

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Les Canadiens de Montréal ont annoncé mercredi le décès d’André Pronovost, survenu le 8 septembre à l’âge de 90 ans. Ancien ailier gauche du Tricolore, Pronovost laisse derrière lui le souvenir d’un joueur efficace dans les deux sens de la patinoire, mais surtout celui d’un membre important de la première grande dynastie montréalaise.

Né à Shawinigan Falls le 9 juillet 1936, Pronovost a disputé 10 saisons dans la Ligue nationale de hockey, dont cinq avec les Canadiens. Il a porté l’uniforme montréalais entre 1956 et 1961, une période au cours de laquelle le club a remporté quatre conquêtes consécutives de la Coupe Stanley, de 1957 à 1960.

Pronovost a donc gravé son nom sur le précieux trophée à quatre reprises, aux côtés de plusieurs légendes du Tricolore. Il faisait partie de cette formation qui a marqué l’histoire du hockey québécois et contribué à établir l’identité gagnante du Canadien.

Un joueur utile dans toutes les situations

En 290 matchs de saison régulière avec Montréal, Pronovost a récolté 109 points, dont 45 buts et 64 mentions d’aide. Il a également écopé de 223 minutes de punition.

Son apport ne se limitait toutefois pas à la feuille de pointage. Reconnu pour sa fiabilité et sa polyvalence, il pouvait être utilisé dans différentes situations de jeu. En séries éliminatoires avec le Tricolore, il a ajouté 22 points, soit 11 buts et 11 passes, en 64 rencontres.

« Solide dans les deux sens de la patinoire », comme l’a rappelé l’organisation montréalaise, Pronovost représentait le type de joueur essentiel aux grandes équipes : capable de contribuer offensivement, mais aussi de remplir un rôle défensif et de soutenir ses coéquipiers dans les moments importants.

Une carrière au-delà de Montréal

Après son passage avec les Canadiens, Pronovost a également évolué avec les Bruins de Boston et les Red Wings de Detroit. Il a terminé sa carrière dans la LNH avec les North Stars du Minnesota, qui l’avaient réclamé lors du repêchage d’expansion de 1967.

Au total, il a participé à 557 matchs dans le circuit Bettman, amassant 198 points et 405 minutes de punition. Il a ensuite poursuivi son parcours dans les ligues professionnelles mineures avant de tourner la page sur sa carrière de joueur.

Pronovost était aussi le grand-père de l’attaquant Anthony Mantha, qui devait entreprendre une 11e saison dans la LNH en 2026-2027. Le lien entre les deux générations rappelait à quel point le hockey occupait une place importante dans l’histoire de cette famille.

Le dernier chapitre d’une époque

Avec le décès d’André Pronovost, le Canadien perd l’un des derniers témoins directs de ses premières années de domination moderne. Il était le sixième plus âgé parmi les Anciens Canadiens au moment de sa mort.

Son nom demeure associé à une époque où Montréal collectionnait les championnats et où chaque membre de la formation devait contribuer à la cause collective. Pronovost n’était peut-être pas la vedette la plus médiatisée de cette dynastie, mais son rôle n’en était pas moins précieux.

À 90 ans, il quitte la scène avec un héritage qui dépasse largement ses statistiques : celui d’un champion de la Coupe Stanley à quatre reprises et d’un joueur ayant participé à l’une des périodes les plus glorieuses de l’histoire du Canadien de Montréal.

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