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BILLET | Un trio complet est en quête de plateaux importants

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Sur le plans des statistiques individuelles, on assiste au meilleur exemple du principe de la loi de gravitation dans le sport professionnel chez les Canadiens de Montréal.

Même s’il engrange les points et qu’il tire au but, le compteur de Cole Caufield demeure collé à 49 buts depuis son doublé du 2 avril – date qui a marqué la fin d’une séquence de cinq buts en quatre sorties.

Même scénario du côté de Juraj Slafkovsky, en quête de son 30e filet. Depuis le 31 mars, le Slovaque a beau tirer, il passe la rondelle à ses camarades.

Enfin, Nick Suzuki est à la poursuite du cap des 100 points, mais il semble aussi chercher ses camarades de trio par moments. Bref, c’est comme si ce monstre à trois têtes essayait franchir le seuil d’un même cadre de porte simultanément : le syndrome des Three Stooges.

Conclusion, ce trio a beau avoir été la locomotive du Tricolore tout au long d’une saison régulière remarquable, il a plafonné. Et chuter vers un creux est inévitable dans un tel contexte.

Cette unité doit impérativement se mettre en mode séries et cesser de pourchasser des exploits individuels, pour soi ou autrui.

Plus facile à dire qu’à appliquer, certes.

Après la victoire à l’arraché en tirs de barrage contre les Panthers de la Floride, au Centre Bell, le capitaine a informé que son trio a mal joué et que l’équipe a fait preuve de mollesse.

«J’ai été assez mauvais toute la soirée, jusqu’à ce que je marque probablement le but le plus facile de ma carrière, a-t-il fait savoir. Donc je pense que ç’a commencé par nous, avec un manque de concentration.

«Je pense qu’on a été un peu mous en tant qu’équipe, donc il faut qu’on soit beaucoup mieux contre Tampa.»

Caufield a beau s’être vu décerné la première étoile de cette rencontre pour avoir marqué le but gagnant en fusillade, il n’est pas ressorti sur la glace prendre la parole avec Marc Denis, comme c’est coutume. Son non verbal était crispé et tendu tel un joueur écrasé par une pression insoutenable.

Gagner : point final

Le lendemain de la remontée face aux Panthers, Juraj Slafkovsky a tenu un propos intéressant en ce sens après l’entraînement.

«Tout le monde essaie de marquer, tout le monde essaie de nous aider. C’est ce qui s’est passé dans les matchs précédents et ce n’est pas toujours seulement à propos de nous, a-t-il laissé entendre.

«Cole veut se rendre à 50 buts, je veux en marquer 30, Suzy veut atteindre les 100 (points). On essaie tous de travailler pour que ça se matérialise. Je pense que l’équipe vient d’abord et on essaie tous de gagner les matchs. Bien sûr, c’est dans notre tête pendant la rencontre. Je dirais que nous pensons tous à  ‘comment peux-je aider l’équipe à gagner ce soir?’. Les autres choses passent ensuite.»

Phillip Danault, une sommité dans le cercle des mises au jeu, a déclaré après la victoire de mardi que la foule s’emporte chaque fois que Caufield touche la rondelle. Une telle affirmation crée une certaine distortion et ne tient pas compte de la fierté que les partisans lui témoignent.

Montréal n’a pas célébré de marqueur de 50 buts depuis Stéphane Richer en 1990, la métropole n’a pas connu un marqueur de 100 points depuis 1985, mais plus important encore, la Mècque du hockey n’a pas soulevé la coupe Stanley depuis 1993.

Une deuxième finale depuis cette conquête, à tout le moins, doit passer par le jeu collectif soutenu. Et tout le talent qui regorge dans cette équipe.

Objectif : séries de la Coupe Stanley

Le CH participe aux éliminatoires deux saisons de suite pour la première fois depuis 2020 et 2021, saison qui s’est conclue par un parcours jusqu’en finale de la Coupe Stanley.

L’équipe compte encore six joueurs dans sa formation depuis cette finale, dont Suzuki, qui a mené le Tricolore au chapitre des points avec sept buts et 16 points en 22 matchs. 

Suzuki est devenu le premier joueur à atteindre le plateau des 90 points depuis Vincent Damphousse en 1995-1996. Mats Natslund a franchi les 100 points une décennie plus tôt.

Pendant ce temps, Caufield a enfilé 40 buts pour la première fois en plus de 30 ans avant de frôler le cap des 50. Il a également l’occasion de devenir le premier joueur du Tricolore à remporter le trophée Maurice-Richard à titre de meilleur marqueur du circuit en 2025-2026.

Sélectionné au tout premier rang en 2022, Slafkovsky est devenu le premier joueur de l’histoire de la concession à connaître trois campagnes consécutives de 50 points ou plus avant l’âge de 22 ans.

Ces exploits étaient déjà dignes de mention, mais la confirmation d’une place en séries l’est primordialement. C’est là que les moments les plus extatiques pourraient être vécus et les fidèles de la Sainte-Flanelle seront au rendez-vous d’un bout à l’autre de la nation.

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