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Martin St-Louis a «certainement» passé un message, mais ses joueurs se sont parlés

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Les Canadiens de Montréal, qui ne sont jamais à prendre pour vaincus, semblaient agir comme spectateurs de la clinique de hockey que les Hurricanes de la Caroline leur imposaient lors des 20 premières minutes du match de mardi.

Le but d’Oliver Kapanen était à peu près tout ce que les partisans avaient à se mettre sous la dent – une déviation.

Les hommes de Martin St-Louis se sont regroupés pour «retrouver leur jeu», comme l’a affirmé Cole Caufield après la remontée du Tricolore, et l’intervention de l’entraîneur-chef y était pour beaucoup.

L’instructeur du CH, élève du bouillant John Tortorella, avoue qu’il s’est adressé à ses joueurs après une première période au cours desquelles ils ont été dominés 16-4 au chapitre des tirs.

Un journaliste de la presse anglophone a demandé à St-Louis s’il avait parlé à ses joueurs entre la première et la deuxième. Sa courte réponse suggérait qu’il a passé un fort message : «je l’ai certainement fait».

St-Louis a aussi partagé un détail intéressant au sujet de la façon que son banc se gère sans qu’il ne soit obligé d’en mener large dans les discours et commandes.

«On entendait les joueurs discuter sur le banc. Évidemment, je parlais aussi. Je ne suis pas le seul. On les entendait parler. Ils disaient que ce n’était pas suffisant, qu’il fallait faire plus de ci ou plus de ça, a-t-il expliqué en anglais. On essayait de revenir petit à petit, action après action. Et je pense qu’on y est parvenus.

«Parfois, on a juste besoin que la période se termine, et en espérant ne pas avoir été trop ébranlé. Le but de ‘Kappy’ était important. Ensuite, on pouvait souffler un peu, discuter un peu, et se remettre au travail. Je crois que c’est ce qu’on a fait.»

St-Louis croit que ses joueurs ont mis le doigt sur les points à améliorer pour braver la tempête qui soufflait vers eux lors des 20 premières minutes.

«Ils disaient les bonnes choses. C’était facile. C’est même presque mieux quand ça vient des joueurs sur la glace. En tant qu’entraîneur, on essaie toujours de les guider. Et s’il y a du calme, vous savez, parfois il faut prendre les devants.

«Mais j’ai l’impression qu’il y a des moments où, vous savez, on n’a pas besoin de diriger en tant qu’entraîneur. L’équipe se gère d’elle-même.»

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