Andrei Markov a disputé 990 matchs avec les Canadiens au cours de sa carrière, et il foulera la glace du Centre Bell une dernière fois pour souligner ses 16 saisons à Montréal.
Mercredi, un hommage sera rendu à celui que l’on surnommait jadis le «Général» lors d’une cérémonie d’avant-match précédant le duel entre le Tricolore et les Jets de Winnipeg.
Markov, qui été nommé par la LNH au sein de l’Équipe du quart de siècle des Canadiens plus tôt cette année, a passé 17 ans à patrouiller la ligne bleue du CH. Plusieurs blessures ont miné son passage dans la LNH, mais sa force tranquille et son intelligence en faisait un favori des partisans comme pour ses coéquipiers.
«Il n’a jamais été le plus rapide, mais il se positionnait vraiment bien et savait bien se servir de son bâton, a raconté Brendan Gallagher dans une série de témoignages cueillis par le site officiel des Canadiens. Il avait la capacité de comprendre où la rondelle irait avant qu’elle n’y soit. Il se mettait au bon endroit, et c’était un joueur très, très intelligent.»
Le flamboyant P.K. Subban, qui formait une paire avec Markov vers la fin de sa carrière à Montréal, croit que son talent n’a jamais été reconnu à sa juste valeur.
«Il n’a jamais obtenu assez de reconnaissance pour l’étendue de son talent, laisse entendre l’ancien numéro 76. Il n’a jamais reçu suffisamment de reconnaissance pour l’impact qu’il avait dans les deux sens de la patinoire : défensivement, offensivement, sa façon de voir le jeu, les jeux qu’il pouvait faire, ses aptitudes en avantage numérique.
«C’était un catalyseur pour les Canadiens de Montréal tout au long de sa carrière ici. Je sais qu’il a existé beaucoup d’excellents défenseurs, mais il mérite autant de reconnaissance que tous ceux qui ont reçu des honneurs individuels pendant qu’il était actif dans la Ligue.»
Également de nature calme, Carey Price avait des atomes crochus avec Markov. Il pouvait le regarder jouer devant lui et le côtoyer dans le vestiaire pendant près de 10 ans. Il s’identifiait à sa nature calme et réservée.
«En tant que jeune joueur, [c’était bénéfique] de voir Marky prendre soin de lui à l’extérieur de la patinoire et de [voir] la façon dont il se comportait à l’entraînement. Il est très stoïque. [Il n’y avait] pas place aux bêtises, [il était] très calme la plupart du temps.
«Il était plutôt équilibré. Au fil de mes saisons passées avec lui, il n’a jamais vraiment montré ses émotions. Je crois que ç’a été bénéfique pour le jeune joueur que j’étais de voir ça parce qu’il ne semblait jamais dépassé par les évènements.»
Alex Ovechkin est désormais le buteur le plus prolifique de l’histoire de la LNH. Il est également l’un des meilleurs amis d’Andrei Markov. Lorsque les Canadiens étaient opposés aux Capitals de Washington, Ovi admirait les habiletés hors pair de son compatriote.
«Jouer contre Andrei était difficile parce qu’il lisait vraiment bien le jeu, a-t-il aussi affirmé au site du club. Évidemment, quand il avait la rondelle, quelque chose survenait chaque fois, que ce soit une belle passe ou une occasion menaçante.
«Ç’a été un privilège de jouer contre lui, et j’ai aussi eu la chance de pouvoir jouer avec lui en Russie et pour l’équipe nationale», d’ajouter celui qui adore le marché montréalais.