Zachary Bolduc a été employé pendant 9 min 11 s face aux Devils du New Jersey, jeudi, le plus faible total de temps de glace qui lui a été octroyé dans l’uniforme des Canadiens de Montréal.
Au cours des trois dernières rencontres, le Trifluvien a vu son utilisation diminuer de plusieurs minutes après un certaine fluctuation dictée par l’intrigue des derniers affrontements – souvent des issues serrées.
Depuis qu’il a été muté sur les deux derniers trios, le 18 octobre, il ne compte que deux points : un but et une aide.
Interrogé au sujet du défi que représentent les limitations pour le jeu offensif de Bolduc, Martin St-Louis a rappelé que le résultat collectif découle de l’effort et du travail de tous en mettant l’équipe en premier plan dans leurs performances.
«C’est de courir après les standards élevés. Quand tu fais ça, collectivement, t’aides l’équipe à s’aider, mais ça part individuellement. Fait que si tu veux juste produire, produire, produire, là, tu te concentres sur le résultat, mais si tu veux continuer à élever tes standards, la constance et tout, le reste va prendre soin de lui-même.»
À la lumière de cette explication, l’entraîneur-chef, qui pourrait remporter sa 125e victoire samedi soir, a reconnu qu’il peut mieux gérer ses effectifs sur le banc.
«Je peux faire un meilleur job à gérer les temps de glace. Je te le dis, c’est la première fois que je coache une équipe aussi profonde. Et puis, il faut que je fasse un meilleur job pour certains joueurs comme entraîneur à gérer comment on roule et tout.
«Des fois, je me fais poigner entre les duels, puis le rythme, puis la définition qui arrive. Comme entraîneur, je peux aider, je peux faire un meilleure job si je travaille là-dessus. C’est pas nouveau.»
St-Louis a élaboré davantage en anglais son mea culpa en déclarant que les situations de matchs, particulièrement les unités spéciales, posent un défi dans la gestion de ses joueurs.
«Ce serait beaucoup plus simple si le match se jouait à cinq contre cinq pendant 60 minutes. Le plus gros défi, c’est le jeu en infériorité numérique. Les unités spéciales cassent un peu le rythme. Et là, on se retrouve à devoir se remettre en place, à ne pas perdre de joueurs. Qui est sur la glace pour l’équipe adverse?
«C’est un peu du jonglage, mais j’essaie de m’améliorer dans ce domaine. Et je pense que plus l’équipe est complète, plus c’est difficile, historiquement parlant. Les joueurs de quatrième trio, vous savez, ils jouaient six ou sept minutes. On peut donner du temps de jeu à d’autres, mais la ligue n’est plus comme ça.»
Le pilote lavallois a réitéré que la formation qu’il a sous la main est celle qui lui offre le plus de profondeur à ce jour.
«Avec un groupe aussi complet que le nôtre en ce moment, je dois répartir le temps de jeu. Et, évidemment, le mérite entre toujours en ligne de compte. Mais j’ai l’impression que certains joueurs méritent sans doute un peu plus et je dois trouver des solutions pour y parvenir, tout en essayant de gagner des matchs et de gérer les confrontations, etc.
«C’est quelque chose que je vais continuer d’apprendre cette année. Et je pense que c’est la première année où je me retrouve dans une telle situation, et je vais devoir m’adapter sur le tas.»
Écoutez les propos d’avant-match de l’équipe en vue de l’affrontement de ce soir contre l’Utah