Les Canadiens de Montréal renouent les hostilités avec les Capitals de Washington ce jeudi soir, au Centre Bell. Ces retrouvailles revêtent plus qu’un simple match pour Alex Carrier.
Sept mois après leur duel de premier tour en éliminatoires, le défenseur des Canadiens se souvient sans doute que Tom Wilson l’a sonné d’un coup d’épaule impitoyable en troisième période du quatrième match de la série. Les Caps ont remporté cette rencontre 5-2 et ont enlevé la série en cinq.
Pendant que Zachary Bolduc trébuchait dans une poubelle du vestiaire à Brossard, en matinée, un Carrier souriant évoquait l’émotion que suscite le face-à-face contre la bande à Ovechkin.
«Je pense que ça va être excitant ce soir, ça va ramener de l’émotion qu’on a eue l’an passé, puis à la maison aussi, a-t-il prévenu. On se rappelle du match numéro 3 (l’escarmouche entre Wilson et Josh Anderson au banc), comment ç’a été émotionnel. Donc, j’étais excité pour ça.»
Carrier ne parle pas de rancœur, mais plutôt de fébrilité envers Wilson, qui connait un début de saison fracassant.
«C’est sûr qu’on veut gagner chaque match, mais je pense que ce soir, on veut la gagner un petit peu plus. Évidemment, ils nous ont battus. On ne voulait pas ce résultat-là pour la fin de la saison. Mais comme je l’ai dit plus tôt, c’était très émotionnel.»
«Je sais que c’est la saison régulière maintenant, puis on a tourné la page quand même. Mais ça reste qu’on veut gagner ce match ce soir.»
Zachary Bolduc n’était pas encore un membre n’enfilait pas encore la Sainte-Flanelle en avril, lorsque les deux équipes ont croisé le fer. Il n’en demeure pas mois que le Trifluvien est très au fait de l’animosité qui régnait dans cette série.
«Je suis excité pour ce soir. On s’attend à un gros match intense. Je sais ce qu’il s’est passé l’année passée en série contre eux. On va être prêts, c’est certain.»
Bolduc flanquera la première unité à gauche de Cole Caufield et de Nick Suzuki en plus de les retrouver sur la première vague de l’attaque massive. L’occasion sera belle pour lui de contribuer à l’attaque.
«Ce sont des gars qui ont tellement de talent qu’ils sont parfois imprévisibles. Donc, c’est d’apprendre, c’est à communiquer. On a eu une bonne pratique hier. On a pu avoir des répétitions. On a pu avoir un certain ‘feel’ l’un envers l’autre.»
Martin St- Louis croit que depuis le printemps, le jeu robuste est plus présent, plus souvent dans sa formation et c’est ce qui peut faire la différence pour gagner des matchs.
«Là-dessus, je trouve qu’on s’est amélioré. Ce n’est pas quelque chose qui est facile d’être là tout le temps, mais c’est d’aller chercher de la constance. Je pense qu’on amène un peu plus de constance, croit l’entraîneur-chef.
«Ça prend du papier sablé et ce n’est pas nécessairement un ou deux joueurs. C’est une attitude d’équipe.»