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BILLET | Coeur de Loup : Brendan Gallagher ne doit plus sortir de la formation du CH

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Chaque athlète professionnel passe par là. Demandez à Paul Byron s’il s’en souvient. Maintenant, Brendan Gallagher est à la croisée des chemins. Sauf que le petit guerrier n’en a pas fini avec les Canadiens de Montréal.

Laissé de côté lors des quatre premiers matchs de la série, le vétéran de 33 ans a confirmé que l’intuition de Martin St-Louis était la bonne : il a retrouvé son bureau bleu avec le feu dans les yeux pour ouvrir le pointage dès les 29 premières secondes du match.

Il n’aurait pu mieux faire à son retour au jeu en donnant des ailes au CH. Les joueurs se sont sentis en confiance du début à la fin en terrain ennemi. Franchement, le Loup ne doit plus quitter la meute.

D’abord, St-Louis n’a pas aimé que son équipe échappe une avance de deux buts à Montréal dimanche dernier. Il ne fait aucun doute que le respect voué à Gallagher pour l’ensemble de son jeu fait de lui un joueur doté d’une énergie incomparable. Et il a donné raison à son entraîneur, qui a qualifié son retour dans la formation d’«électrochoc».

«Te faire battre quand tu mènes par deux buts, ça peut un peu t’assommer émotionnellement, a mentionné l’instructeur en chef après le cinquième match de mercredi. Je pense que c’était la décision à prendre. Quand tu regardes son parcours, sa carrière, tu sais ce qu’il va te donner. J’étais convaincu qu’il méritait cette opportunité-là.»

Puis, les coéquipiers de Gallagher ont aussi vu son retour comme une contribution positive. Il n’y a pas d’autres façons de le décrire : Gallagher est – et a toujours été – admiré, voire adoré dans le vestiaire. Regardez la fin de cette entrevue à Sportsnet et la scène vous aidera à vous faire une idée de son importance.

Une boule d’énergie avec la rage au coeur, toujours prêt à se battre pour chaque centimètre de la zone défensive jusqu’au demi-cercle.

Il a même soutiré la rondelle à Vasilevskiy dans une lutte derrière son but, relayant le disque à Phillip Danault dans le haut de l’enclave. Le Victoriavillois a raté à gauche du but une chance inouïe.

«C’est ce qu’il fait de mieux. Sa présence, son énergie, vous savez ce qu’il va apporter sur la glace chaque fois qu’il met ce maillot. C’était très excitant de voir qu’il a eu un but à sa première présence et de donner une poussée à l’équipe. C’est bien de l’avoir dans l’équipe», a souligné Josh Anderson après la victoire de mercredi à Tampa.

Par contre, il y a un autre facteur. Comme Danault, Nick Suzuki et Cole Caufield, Gallagher était dans la formation lorsque le CH a affronté le Lightning en finale de la Coupe Stanley. Même s’il n’a pas marqué dans la série – même que son but de mercredi était son premier depuis la demi-finale contre Vegas -, il offrait aux Canadiens la fougue qui lui est propre.

Unfinished business, comme le veut l’expression anglophone. Gallagher se souvient trop bien de la déception qui l’habitait lorsqu’il a quitté l’amphithéâtre du Lightning le 7 juillet 2021 en laissant tout sur la glace. Le CH a perdu en cinq matchs. L’heure de la revanche a sonné.

«Je n’entre pas dans cet édifice sans me souvenir des émotions qui m’habitaient quand je l’ai quitté, ce soir-là. Ça va rester avec moi aussi longtemps que je peux m’en souvenir. Maintenant, j’ai la chance de revivre la guerre d’usure que sont les séries. Je sais ce que nous avons traversé pour revenir à ce point-ci, a confié Gallagher.

«C’est un groupe très talentueux et il y a des moyens d’apprendre quand tu ne joues pas. Tu regardes le jeu, évidemment. Et puis, tu parles avec les gars, tu vois ce qu’ils pensent. Un des bénéfices d’être âgé, c’est que tu as eu de l’expérience. Si tu vois quelque chose, il y a des moyens de les aider. C’est un rôle que j’aime. Je me souviens que les gars m’ont aidé à le faire, surtout à ce temps-ci de l’année, a-t-il ajouté.

«C’est tellement amusant. Et comme je le disais, il ne faut pas prendre les choses en compte. Tu ne sais pas combien d’opportunités tu vas avoir.»

Auteur de 38 arrêts, la recrue Jakub Dobes a mentionné que Gallagher avait le sourire. Lorsque le numéro 11 est dans les parages dans les moments importants, cette équipe rayonne et ça contribue à son succès.

Rien n’est décidé jusqu’à la dernière seconde en séries éliminatoires. Une chose est certaine, par contre : avec son coeur de loup, Brendan Gallagher ne doit plus être laissé de côté.

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