Une première pour le Canada et le Québec : Montréal et Québec seront parmi les villes hôtes de la Coupe du monde de volleyball féminin de la FIVB en 2027. Le Centre Bell et le Centre Vidéotron accueilleront notamment la phase de groupes et les huitièmes de finale de cette compétition réunissant 32 équipes nationales.
La Fédération internationale de volleyball (FIVB) a confirmé jeudi les villes qui accueilleront la Coupe du monde féminine de 2027, dont le Canada et les États-Unis seront les pays coorganisateurs.
Montréal et Québec seront au cœur de l’événement aux côtés d’Omaha, au Nebraska, d’Orlando, en Floride, et d’Anaheim, en Californie.
La compétition se déroulera du 20 août au 5 septembre 2027. Les quatre villes hôtes de la phase préliminaire accueilleront les matchs de groupes et les huitièmes de finale du 20 au 28 août. Les quarts de finale, les demi-finales et la finale seront ensuite disputés à Anaheim.
Pour Montréal et Québec, l’événement représentera une première à l’échelle canadienne et québécoise.
« Montréal contribue activement à l’essor du sport féminin et l’accueil de la Coupe du monde de volleyball féminin de la FIVB en est une belle illustration. Nous sommes fiers de prendre part à cet élan international et de faire de cette Coupe du monde une expérience à la hauteur de la réputation de Montréal comme ville qui sait accueillir les grands événements », a déclaré Yves Lalumière, président-directeur général de Tourisme Montréal.
L’événement pourrait également générer d’importantes retombées touristiques pour la métropole, alors qu’il se déroulera en plein cœur de l’été. Tourisme Montréal estime que des milliers de visiteurs et de partisans pourraient profiter de leur passage pour découvrir la ville.
Un record d’assistance en vue à Montréal
L’organisation montréalaise souhaite par ailleurs profiter de l’occasion pour inscrire son nom dans l’histoire du volleyball en Amérique du Nord.
L’objectif est d’établir un nouveau record d’assistance pour un match international de volleyball disputé dans une aréna en Amérique du Nord. La marque à battre est de 15 602 spectateurs, établie lors des Jeux olympiques de Montréal en 1976.
Le Centre Bell pourrait donc être le théâtre d’un nouveau sommet d’assistance pour la discipline.
La Coupe du monde 2027 constituera également une étape importante sur la route des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 (LA28). Le nouveau format de la compétition accordera en effet une place particulièrement importante aux résultats obtenus en 2027 : les trois meilleures équipes nationales qui ne seront pas encore qualifiées pour les Jeux de LA28 obtiendront leur laissez-passer.
Le Canada a déjà assuré sa qualification pour Los Angeles à la suite de sa victoire au tournoi de qualification continental de la NORCECA. La formation canadienne pourra donc utiliser cette compétition pour se mesurer aux meilleures équipes de la planète devant ses partisans.
« J’ai eu le privilège de représenter le Canada aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996. Près de 30 ans plus tard, voir une nouvelle génération de joueuses se qualifier pour LA28 et avoir la chance de disputer une Coupe du monde à domicile est extraordinaire », a souligné Josée Corbeil, olympienne canadienne à Atlanta en 1996.
« C’est un magnifique passage de flambeau et une occasion unique d’inspirer les jeunes filles à rêver, elles aussi, au plus haut niveau », a-t-elle ajouté.
Une vitrine pour le volleyball féminin
Volleyball Québec voit également dans cette compétition une occasion de stimuler le développement de la discipline dans la province.
« C’est un moment important pour le volleyball au Québec. Accueillir la crème de la crème mondiale chez nous, dans un amphithéâtre mythique comme le Centre Bell, est une occasion en or de célébrer les femmes qui font vivre notre sport et d’inspirer la prochaine génération d’athlètes », a déclaré Guillaume Proulx Goulet, directeur général de Volleyball Québec.
Selon l’organisation, les femmes représentent 70 % de sa clientèle, ce qui confère une portée particulière à cette première Coupe du monde féminine organisée au Québec.
« Le Québec est une véritable terre de volleyball, et nous avons extrêmement hâte de voir les gradins se remplir pour encourager les meilleures joueuses au monde et faire rayonner le volleyball féminin », a ajouté Proulx Goulet.
Avec plus de 800 millions de partisans à travers le monde, la FIVB considère cette première Coupe du monde féminine en Amérique du Nord comme une importante vitrine pour la discipline.
L’événement surviendra également quelques semaines seulement après la Coupe du monde féminine de la FIFA, faisant de 2027 une année particulièrement chargée pour le sport féminin international.
Les prix des billets doivent être annoncés à la mi-octobre, au moment du dévoilement des tableaux de la compétition. Les personnes intéressées peuvent s’inscrire sur le site officiel de l’événement afin de recevoir plus d’informations.
La Coupe du monde féminine de volleyball 2027 réunira finalement 32 équipes, avec Montréal et Québec appelées à jouer un rôle central dans les premières étapes de cette compétition mondiale.